◊●◦ Acτє Dєυx ◦●◊

◊●◦ Acτє Dєυx ◦●◊
J'ai peur.
Non, c'est vrai. Pourtant, je n'ai même pas regardé La Colline a des yeux, ni Hostel...
Non. Je suis cernée.
Par des PELUCHES !
Ah mais vous ne vous rendez pas compte. Elles ont un regard sadique ! Elles sont prêtent à vous bondir dessus et vous étouffer avec leur poils roses qui sentent la vanille et la fraise !
Et ça...C'est pire que n'importe quel film d'horreur.
Je ne vais pas réussir à m'endormir...
Et puis, ces coeurs, là. Ils grossissent. J'en suis sûre. Ils sont de mèche avec les peluches !
Ils complotent contre moi !!
- Laissez-moiii !!
Je disparais sous la couette. Une couette rose, naturellement.
Je ne peux pas rester là !
Où aller ? Que faire ? Crier ?
Non. Non, pas crier. Mauvaise idée x.X
Mais quoi, alors ??
C'est la panique, c'est la panique, c'est la panique.
'Manquerait plus que la veilleuse, et là, c'est le supplice !
- C'est toi qui fait tout ce boucan ?
Hein ? Qui qui cause ?
Je passe la tête par dessus la couette.
- Andy !
- Chut ! Pas si fort ! Mes parents ont l'oreille. Qu'est-ce que tu as à gesticuler et à pousser des petits cris, comme ça ? Si t'es en manque...
- Tais-toi ! Il ne s'agit pas du tout de ça, crétin.
Il hausse un sourcil.
- Euh...Andy ?
- Ouai...
- J'peux dormir avec toi...?
Ses sourcils reviennent à la même hauteur. Mais ses yeux s'agrandissent.
- Tu vois que t'es en manque ! Je suis pas si crétin que ça ! Non, je crois que...
- Mais non ! C'est les peluches !
Il me regarde avec un oeil de plus en plus méfiant.
Mais ! J'arrive pas à m'exprimer !!
- Bonne nuit, Lou....
Il commence à refermer la porte.
- Non ! Non, attends ! S'il te plait ! Andy !
Trop tard. Il court jusqu'à sa chambre. Je le sais parce que je l'entends : il est aussi discret qu'un troupeau d'éléfants poursuivits.
Tant pis.
Il ne me reste qu'une solution : Josh.
Euh. Solution n'est pas le mot exact, à vrai dire. Echapatoire convient on ne peut mieux...
Je me glisse dans le couloir. Ah.
Dans le noir, c'est plus vraiment pareil.
Où est sa chambre, déjà ?
Non, ici ça ronfle, c'est Père Noël et sa Madâme.
Là, c'est chez Andy. Qui a pris soin de fermer à clef...
Bon, alors je suppose que Josh, c'est celle-là.
- Josh ?
- Grmblf...
- Josh, réveille-toi.
- Mm...Kôa...?
- C'est Lou.
Il se lève brutalement et me regarde fixement.
- Qu'est-ce que tu fous dans ma chambre, Pinocchio ?!
- J'ai peur des peluches. Et de la tapisserie. Et du parfum de Barbie. Et je veux te parler.
Il regarde son réveil.
- Il est deux heures du mat'. Demain, je bosse. Alors si t'arrives pas à pioncer, tu vas te prendre des som' dans la salle de bain et tu te casses d'ici.
Il se recouche, sans un mot de plus.
Je reste assise sur le bord du lit.
- Il est où, Papa...?
Il tourne la tête vers moi. Il évite de me regarder.
- Va dormir, Lou.
C'est la première fois depuis...dix ans qu'il m'appelle par mon prénom.
Sans insister, je me lève, et retourne sagement me coucher.
Les peluches séjourneront à partir d'aujourd'hui sous le lit. Et les posters de mes anciens magazines cacheront les coeurs, pour le moment...


- Tu as bien dormi, Lou trésor ? me demande Mme Camden.
- Oui, merci !
Andy a un petit sourire au coin des lèvres.
Je pose mon doigt sur ma bouche. Qu'il ne dise rien !
- T'en fais pas ! C'est fermé à clef.
Il parle de sa bouche ou de sa chambre ?
- Tu parles de quoi, exactement ? je lui demande.
- Laisse tomber, Ouistiti.
- Hey ! Ne m'appelle pas Ouistiti ! Mon nom c'est Lou !
Il se penche vers moi, sa bouche presque contre ma joue.
- Quelqu'un qui n'a pas d'heure pour faire le pitre dans son lit et faire mumuse avec des peluches est un singe ! Alors ce sera Ouistiti.
Il se redresse, manifestement fier de sa métaphore, ramène son bol dans la cuisine et monte se préparer.
- Mme Camden...
- Oh je t'en prie trésor, appelle moi Sara ! Ou Maman, si tu veux !
Et j'ai encore droit à un sourire 100% Colgate...
- D'accord...Sara. Je suis désolée d'en parler maintenant, mais j'aimerai bien savoir ce qui s'est passé. Pourquoi Josh et moi ne sommes-nous pas avec Papa ? Et mes amis ? Où sont passés tous ces gens ? Je ne connais plus personne, ici !
Son sourire s'efface. Mr Camden s'étouffe avec son doonut et laisse tomber sa tasse de café.
Sara a un regard bizarre. On dirait qu'elle va pleurer.
- Mange. Tu vas être en retard.
Elle se lève, débarrasse le petit déjeuner et s'en va au salon.
- Mr Camden...je dis, suppliante.
Il fait comme s'il ne m'avait pas entendue. Il se lève à son tour et disparaît dans le jardin.
Je monte dans ma chambre. Je m'habille.
- Fais pas cette tête, Ouistiti. C'est ton premier jour de lycée aujourd'hui ! Tu vas rencontrer des gens, te faire de nouveaux amis.
- Des amis, j'en avais ! Mais le problème, c'est que personne ne veut me dire ce qu'ils sont devenus ! Je ne sais absolument rien de ce qui s'est passé, ni pourquoi j'en suis arrivée là ! Ca fait à peine deux jours que je suis ici, et je commence à regretter mon coma !
Furieuse, j'attrape mon sac, pousse Andy de mon passage à l'épaule, et descend bruyament les escaliers.
Le bus est là. J'y cours.
- Votre carte, mademoiselle, m'interpelle le chauffeur.
- Une carte ? Mais je n'ai pas de carte !
- Il faut que vous me montriez votre carte. Sinon je ne peux pas vous laisser entrer.
- S'il vous plaît, c'est mon premier jour de lycée, et...
- Je m'en fiche. Pas de carte, pas de bus.
Je commence à descendre du bus, tête basse.
- Si tu m'avais attendu, tu l'aurais ta carte !
C'est Andy qui arrive en courant vers moi.
Il arrive à courir avec ce slim ?
Remarque, il peut se poser la même question sur mes baggys...
- Merci.
Je montre le petit bout de papier au gros crétin qui sert de chauffeur, lui adresse un sourire faussement aimable et avance dans l'allée.
Toutes ces filles...Mon Dieu.
Elles me regardent de haut en bas. Haussent leurs sourcils soigneusement épilés.
- Vous voulez ma photo ?
- Laisse tomber, Lou, intervient Andy, arrivant derrière moi. Assieds-toi là.
Le voyage dure une éternité. Tout a changé, ici. Il n'y a plus le petit parc du centre-ville. Ni la jolie bibliothèque du coin de Shefield Avenue.
Il n'y a que des immeubles gris et moches partout.
- Regarde, me dit Andy, c'est ton emploi du temps. Nous avons presque le même. Les seuls cours où nous ne sommes pas ensemble, c'est Science et Art.
- Quoi ? On étudie le Français en première langue ?!
- Ben oui. Tu veux étudier quoi ? Le Slovaque ?
- Au collège, nous apprenions l'Espagnol.
On descend.
- Ouaou.
C'est gigantesque. Et il y a tant de monde.
J'essaye de repérer des gens à peu près bien.
Il n'y en a pas.
- Bon, écoute Ouistiti. Je te fais un récapitulatif des catégories de gens de ce lycée. D'un côté, tu as les sportifs : Pom-Pom Girls, Basketeurs et Footballer Américain. D'un autre, tu as les déprimés : Gothiques, Punk et autres drogués (il y en a des sympas, mais ils sont shootés en permanence). Tu as les Plastiques : Tektonikers, Fashions et Poufiasses. Et enfin, tu as les Emos. Comme moi !
- Il n'y a pas de skaters, ici ? Pas de racailles ?
- T'es dans un lycée privé, cocotte ! Pas de tout ça ici !
- Pourtant, moi j'y suis.
- Ca, c'est grâce au petit chèque de mon père...Bref ! On a un peu de temps, je te fais visiter ?
- C'est parti...


- Bonjour mes trésors ! s'écrie Sara, Alors, cette journée ?
- G-é-n-i-a-l-e..., je réponds.
- C'est pas facile, le premier jour, rattrape Andy.
- Oh, mais oui, bien sûr. Je vous ai acheté des Milk Shake ! Servez-vous, ils sont au réfrigérateur !
Elle s'en va, se dandinant de droite à gauche.
Elle se fiche parfaitement de l'enfer que j'ai pu vivre aujourd'hui.
- T'en veux un ?
- Non merci. Il est quand ton concert, au fait ?
- Demain soir.
- Ca veut dire que je vais encore au lycée demain ?
Il aspire un grand coup de shake, les yeux comme des soucoupes.
- T'es pas folle ?! T'es déjà allée à un concert, pour dire une ânnerie pareille ??
Mais...Il fait peur quand il s'excite comme ça !!
- Ben oui. Metallica.
- Ah. Mais quand même ! Quand on va voir des groupes aussi connus, et aussi jeunes, on fait la queue toute la journée ! Donc, demain, à six heures, tu es : habillée, coiffée, prête ! Okay ?
Il pointe son doigt face à mon nez.
- A...A vos ordres, chef !
- Voilà une sage décision. Bon, t'as des devoirs à faire, et moi aussi. A plus !
- Attends, Andy !
- Quoi, encore ?
- J'ai rien compris aux cours. T'as oublié que j'ai qu'un niveau sixième ?
- Oh non, Ouistiti, t'as au moin niveau quatrième. Et tu sais pourquoi ? Parce que je révisais tous mes contrôles avec toi, dans la chambre d'hôpital. Du moins jusqu'en quatrième...
Je hausse un sourcil.
- J'étais assez disspé, en troisième. Je ne révisais que très peu.
Il se gratte la tête, l'air coupable.
J'éclate de rire.
- Ok ! Bon, ben je vais essayer de me débrouiller ! Mais...pour le sport...
- On verra plus tard. A plus !
Il me ferme la porte au nez.
Je pense que c'est dans ses habitudes...
Bref. Les cours.
J'ai que des exercices de mathématiques et...
La chorégraphie de sport.
Ce prof est vraiment dingue ! Il veut une chorégraphie moderne, impeccable pour la semaine prochaine !
Et c'est par deux, couple mixte !
Je sais danser que du hip hop. Et Andy ne sait pas danser du tout...
Pfiou. Ces maths...Ca m'allourdit les paupières...
Dis-donc...


- Qu'est-ce que tu FOUS encore au lit !
Ca, ce doit être Andy.
- Laisse-moi. Sommeil.
- C'est six heures moins dix ! T'as neuf minutes, pas une de plus, Ouistiti ! Je t'attends en bas ! Allez, secoue-toi !!
Et parfois, on dirait Josh.
Bon. En route.
*se lève*
*s'étire*
*vérification de l'haleine*
*habillage*
*coiffage & maquillage*
- Andy, j'suis prête.
Prête, mais pas tout à fait réveillée...
Il m'attrape soudain par le bras, m'enfonce un doonut dans la bouche (- Tiens, mange ça avant de tomber dans les pommes), et me pousse dans la voiture.
- C'est parti, Dady ! On décolle ! On va s'éclater ! Pas vrai, Lou ?
Il est excité comme une puce.
- Cha, ch'est chûr ^^ !
- Ouai. La prochaine fois, avale avant de parler.



Allez,

[ 4o ] com's ?

5o1oo15o ● 2oo? ●

# Posté le jeudi 10 juillet 2008 15:39

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:10

◊●◦ Acτє Tяσis ◦●◊

◊●◦ Acτє Tяσis ◦●◊
- Mais, on va où comme ça ?
Andy ne m'écoute pas. Il a ses écouteurs sur les oreilles.
Il s'entraîne.
- When you look me in the eeeeeyes !
Je tire sur le fil de son mp3.
- Andy ! Je te parle !
Oup's. Je l'ai vexé.
- Mais c'était "When you look me in the Eyes" ! T'abuses ! C'est ma chanson préférée ! Elle est géniale !
- C'est drôle, quand c'est toi qui chante, ça ne me fait pas du tout le même effet...Bref. Je te demandais où est-ce qu'on allait.
Il lève les yeux au ciel.
'Dis une bêtise ?
- A New-York ! Où veux-tu que des divinités pareilles aillent jouer ? Chez nous, à HulmeVille ?
- On est à quelques miles de Philadelphie !
- Lou ! Je t'ai dis New-York.
Il se rebranche sur ses frères Jonas adorés, ferme les yeux.
Et, à mon grand désespoir, se remet à chanter.
- Mr Camden...
- Si tu appelle ma femme Sara, alors moi : c'est Bill.
- D'accord =). Je suis désolée d'insister, mais...
- Ecoute-moi, petite. C'est pas le moment de parler de ça. On t'amènera voir ton père, ne t'inquiète pas. Mais rentre d'abord dans ta nouvelle vie.
Bill accélère.
- Et pour mes amis ?
Il ne répond pas tout de suite.
- On ne sait pas, me dit-il, finalement.
C'est bien connu : les Pères Noël sont bien plus gentils que les Top Models.
Parfois, même hors saison, ils vous offrent des petits cadeaux...
Rien de très matériel, mais ça vous fait toujours plaisir.

Je vais revoir mon père.



- Andy ! Quelle heure il est ? J'en ai marre d'attendre !
- Eh oh, Ouisiti ! Patience un peu, patience ! Il est six heures moins le quart.
- On rentre bientôt !!
- C'est ça. Tu ne veux plus de ton Burger ?
Il est désespérant. D'accord, il est beau.
Mais il chante faux, ne sait pas danser, et est un estomac sur pattes.
- Ouaou. Tu as vu celui-là, là bas ? me dit-il en léchant la mayonnaise qui sort de son hamburger.
- Quelconque.
Depuis huit heures, c'est comme ça.
Il matte sans arrêt !
Qu'est-ce que ça va être quand ces "chériiiis" vont monter sur la scène.
Puisque, bien sûr, il a pris soin de prendre des places en fosse. Et nous sommes très en avance.
Je vais me retrouver au premier rang avec des groupitasses qui vont gueuler et mon "frère d'accueil' en train d'extasier sur trois américains qui font du rock.
Je dis : chapeau.
Comme entrée en matière, on ne peut pas faire mieux !
- Andy...Tu as du ketchup partout.
- Oup's !
Il est trop marrant, quand même. J'l'aime bien, moi.
- Ca y est ! Lou ! Ils ouvrent les portes ! C'est parti, Ouistiti !!
Il m'attrappe le bras et me tire vers l'entrée.
Je me fais :
Ecraser.
Marcher dessus.
Applatir.
Pousser.
Détruire les tympans.
Etouffer.
Et, je ne sais par quel miracle, je ressors vivante, toujours accrochée à Andy, collée contre la barrière.
Je résume la situation. Il n'y a personne sur scène. Andy est passé en mode ULTRAEXCITED. Je suis entourée de blondes qui chialent déjà.
Entre-nous, je ne sais pas si c'est pire que les peluches à la vanille, mais une chose est sûre : ça va vite devenir insuportable.
- On va les voir ! On va les voir ! On va les voir ! On va les voir ! On va les voir ! On va...
- Andy ! C'est bon ! Je sais !
- Eh ! Relax', Ouistiti ! T'es à un concert ! T'es obligée de faire la con, de gueuler et de danser ! Vu ?
Il recommence. Il pointe son doigt vers mon nez.
- 'Vos ordres, chef...
- Ben qu'est-ce que tu attends ?!
- Mais il ne sont même pas sur scène !
Il me prend par les joues et me tourne la tête en direction de l'estrade.
Ah.
Ils sont là.
Discrets, les types.
Respect.
- Ok, ça va.
Il me lâche et recommence à sauter dans tous les sens.
Bon. Eh bien, allons-y Ouistiti !
Je lève les bras (vive le déo Rexona Girl), fait un Yo avec les mains et bouge un peu.
- HELLO NEW-YORK !!
Je suppose que c'est le chanteur.
- Euh, c'est quoi les prénoms, Andy ?
- Alors, lui, c'est le chanteur : Joe. C'est le plus canon, quoi !!
- Abrège.
- D'accord, d'accord. Ensuite, tu as le petit frisé, C'est Nick, guitariste. Et le dernier, c'est l'aîné, guitariste aussi, Kevin.
- Je te remercie.
Mais je n'y vois strictement rien. Trop petite.
- Y a pas de quoi ! Han la la mais j'haluciiine ils sont trop beaux !!
*se tape le front*
Bon. Hello, euh...Joe !
Je ne le vois même pas, et j''entends absolument rien de ce qu'il nous blablate, mais ça à l'air de plaire à certaines.
- I love you Keviiiin !
Pétasse.
- JOOOE ! JOOOOE !!
J'y crois pas ! Elle est en soutif' celle-là !
- Keviiin JE T'AIIIMEUUUH !!
Horreur. Si. Je l'affirme.
C'est PIRE que les peluches.
Je vais quand même pas rester là sans rien faire !
Que dire ? Il faut improviser.
- Eh tronche de BCBG ! Si tu chantais, maintenant ?
Et oui, c'est by moi. Si c'est un vrai mec, il devrait comprendre.
Et rire.
Mais, manifestement, ça ne l'amuse pas du tout.
Oup's.
- Ok ! dit-il, bon, on va attquer avec...Une chanson qui s'adresse à toutes les jolies filles...
Mes o-r-e-i-l-l-e-s...
- Hello Beautiful !
Ok, je la connais bien celle-là. J'vais pouvoir chanter.
Boaf, il est pas si faux, ce garçon. Même en concert, c'est pas une catastrophe. C'est bien, même.
Ca me change du concert de Metallica, où certaines chansons étaient...
Horriblement fausses ^^'.

xxx

- Ouah ! C'était géant ! Pas vrai, Lou ??
- Tu n'as pas besoin de crier, Andy, je suis à cinquante centimètres de toi.
- Mais j'ai les oreilles qui sifflent !
J'explose de rire.
- Hey ! C'est pas drôle !
Je m'arrête plus ! C'est trop drôle ! Personne ne m'avait jamais dit un truc aussi stupide et marrant à la fois !
- Muahahaha !!
Oh.
Il m'a tapée !
- Ca va pas ?!
- Mais t'allais t'étouffer, à rire comme ça !
- Je te remercie de t'inquiéter de ma personne, mais sois gentil : ça fait quatre ans que j'ai pas ri comme ça !!
- Ok, ok, désolé. Vas-y, rigole.
- J'ai plus envie maintenant. Tu m'as fait mal en plus.
Il me prend par les épaules et dépose un bisou sur mon front.
- Guérie ?
- Voui.
Il passe son bras par dessus mes épaules, et on marche tranquillement vers la sortie du parking.
Il est vraiment cool, Andy.
- Tu m'attends ? Je vais aux toilettes, me dit-il.
- Ouai, vas-y.
Il s'en va en courant comme un pingouin. Muarf ! Trop drôle.
- Tiens, salut.
Je me retourne brusquement. Qui OSE m'aborder ?
- T'es qui, toi ?
Il est plutôt grand. Brun. Les cheveux mi-longs. Les yeux entre le vert et le marron.
En fait, pour les yeux, j'suis pas sûre. C'est pas facile de dire, quand la seule lumière vient de la lune et du lampadaire. (Dédii à ma So' pour le lampadaiiire **)
Il semble surpris de ma question.
Il sourit, finalement.
- Je m'appelle Joseph.
- Et...On se connaît ?
- Pourquoi, tu parles qu'aux gens que tu connais ?
- Souvent, ouai.
- C'est quoi, ton prénom ?
- Alex.
- C'est un diminutif ?
- Ouai, de Alexandre.
- Très drôle. Ce genre de chose, tu pourras pas le cacher.
- C'est une habitude que j'ai prise. J'm'appelle Lou.
Il s'approche. Son sourire a disparu.
Mignon.
- T'es toute seule ?
- Non.
- Ah. Je ne savais pas que Casper était venu jusqu'ici pour voir les Jonas Brothers.
Je fronce les sourcils.
- Mon ami est parti au WC. Tu étais au concert ?
C'est drôle, on dirait qu'il se retient de rire.
Qu'est-ce que j'ai dit, encore ?
- Ouai, j'y étais.
- Et t'étais où ? Je t'ai pas vu.
Il sourit à nouveau. Il ne s'en cache plus.
- Moi pourtant, je t'ai bien vue. Tout le long du concert.
- Ah ouai ? Et ça t'intéressais pas, ce qui se passait sur scène ? Tu préférais regarder une pauvre fille comme moi en train d'agoniser ?
- Tu connais les Jonas Brothers depuis quand, Lou ?
- C'est quoi ce changement de sujet ? Ca fait deux jours. En fait, je remplace quelqu'un qui devait venir au concert. Mais qui n'est pas venu. Voilà.
Andy revient en courant.
- Oh mon Dieu...S...Sa...Salut.
Il semble en totale extase...euh. Rectification. Il EST en totale extase devant ce Joseph.
- Salut. C'est toi l'ami de Lou ?
- Ouai...Mais...J'veux dire, vous vous connaissez ?
- Ben non, tête de noeud ! je lui lance, Joseph est venu me voir. Il était au concert.
- Lou.
- Oui ?
Andy me regarde. Desapointed.
- Evidemment qu'il était au concert.
- Tu le connais ?
- Tu es BLONDE ou tu le fais exprès ?
- Mais quoi ?
- C'est JOE, pauvre nulle ! Le chanteur !
Oup's.
Alors, là.
Boulette.



Allez,

[ 5o ] com's ?

5o1oo15o ● 2oo? ●

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 08:08

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:09

◊●◦ Acτє Qυατяє ◦●◊

◊●◦ Acτє Qυατяє ◦●◊
- Je suis désolée ! Je suis vraiment désolée ! Mais...Je t'ai pas reconnu ! Mais c'est parce que j'y voyais rien ! J'suis trop petite ! Hé hé ! Tu m'en veux pas ? Oh la la, j'suis vraiment nulle...Mais quelle idiote ! J'ai l'air conne, maintenant ! T'as du te sentir seul en plus. J'suis trop bête. Excuse-moi, hein ? Je suis...
- Lou, ça va, je crois qu'il a compris.
- Ne t'inquiète pas, me dit Joe avec un sourire Colgate.
- Ta mère n'est pas originaire de New-York, Andy ?
- C'est quoi cette question ?!
- Non, rien. Mais...Joe, qu'est-ce que tu fais, ici ? Tout seul ? A la portée de toutes les groupies qui...
- Je viens fumer. Et je vais vous apprendre que vous êtes sur le parking privé.
- Encore un chèque à ton père, Andy ?
Il va baver.
- Andy !
- Hein ?
- Laisse tomber. Je ne savais pas que...Enfin bref. Il faut qu'on s'en aille, c'est ça ? je demande au chanteur.
- Avant que les vigiles arrivent, ce serait mieux. Pour vous, me répond Joe.
- Ok. Ben, merci de nous avoir prévenus ^^ ! On va...s'en aller. Alors. Voilà.
- Oui, voilà.
- Ok, ben, on y va. Il est temps.
POURQUOI j'arrive pas à bouger ??
Il m'arrive un truc louche...
- BON ! Cette fois-ci, on est partis ! ^^' ! Tu viens, Andy ? Allez, salut...Joe.
Il me fait un signe de la main en tirant sur sa cigarette.
Il fume ce crétin.
Oui, mais je m'en fous !
Alors pourquoi je fais la remarque ?
Oh la la, la beaugossité ne me convient pas.
Andy + Joe = soins intensifs pour moi parce que BUG du système.
Bill nous attend sur l'autre parking (en effet). Il a l'air impatient.
- C'est bon ? Vous avez assez papoté ? On peut y aller ? rugit-il.
Je ne réponds rien. Je laisse l'art de Andy faire ses preuves.
- Papa...Ca a pris du retard. Ce n'est pas notre faute.
- Ce n'est jamais votre faute ! Monte dans la voiture et dépêche-toi. On rentre.
Andy s'installe à l'arrière avec moi.
- Quand il est de mauvais poil, je m'éloigne de lui.
Je souris.
- Alors, t'as aimé quand même ? poursuit-il.
- Oui. Ils sont chouettes. Plus Pop que Rock, mais c'est bien.
- Tu te rends compte...
- Laisse-moi deviner : Joe.
- Il est encore plus orgasmique de près.
Darling !
- Depuis quand tu emploies ces expressions érotiques ?!
- J'ai pas trouvé d'autres mots.
- Ah ben ça, pour une nouvelle...Dure journée !
- Je te signale qu'avec tes peluches...
- Tu arrêtes avec ça, maintenant ! Elles me terrorisent, tes boules de poils ! D'ailleurs, elles campent sous le lit, maintenant.
- T'es sadique ! C'est mignon, une peluche !
- T'as jamais dormi avec la colonie, toi ! Et après, c'est moi la sadique...
- Quoi, elles t'ont mordu ?
Il explose de rire.
- C'est pas sensé être drôle ! Non, elles m'ont pas mordu...
- Alors tu crains quoi ? De t'étouffer avec les poils ? Ou de t'asphyxier au parfum ? Mort-de-rire.
- Ta gueule.



- Trésor ? Il faut que tu te lèves.
Qu'est-ce qu'elle me veut, la Sara ? Je voudrais DORMIR !
- Mais...On est Mercredi...
- Nous devons t'amener voir ton père. Aujourd'hui.
Je me redresse d'un bond.
- Aujourd'hui ?
- Oui. Allez, prépare-toi.
Elle sort de la chambre. Elle ne parraît vraiment pas heureuse. Elle n'essaye même pas de faire semblant.
Etrange.
Elle a peut-être changé de dentifrice ?
Je m'habille à toute vitesse, enfile un bol de céréales, colle un bisou baveux sur la joue d'Andy et me pointe devant la voiture.
- J'suis prête !!
Bill aussi fait une tête d'enterrement.
- Pourquoi vous me regardez comme ça ?
Ils ne répondent pas. Ils s'installent dans la voiture.
Je fais de même, en silence.
Bill démarre.
Je ne sais pas quoi penser. Ils se sont peut-être engueulés ? Où alors, mon père est gravemment malade...Mais, peu importe. Je vais le revoir ! Après quatre ans !
Enfin...Quatre ans d'inconscience.
Bill longe un grand et haut mur gris foncé, au centre-ville.
Il ralentit. S'arrête à cheval sur le trottoir.
Juste à côté d'une grille.
C'est un cimetière.


Je m'assois sur une chaise, dans la cuisine. Josh est là. Il regarde ses mains, posées sur la table.
Sara pleure. Et Bill ne parle pas. On dirait même qu'il ne respire pas.
Je sens les larmes me monter à nouveau aux yeux. Je les ravale.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? Je veux savoir.
Sara redouble de sanglot. Inutile de compter sur ses explications.
Josh se redresse.
Il me regarde droit dans les yeux.
- Lou. C'est une histoire compliquée. Papa a été appelé d'urgence pour poursuivre le terroriste qui a fait sauter le pont. Le jour de l'accident. Le type était armé.
Une larme coule le long de sa joue. C'est la première fois que je le vois pleurer...
- Papa est mort sur le coup. Trois balles ont atteint sa tête. Et pour ce qui est de Naoufel, Skinny, Mike et Jeff, ils sont morts aussi. Dans l'accident. Vous êtes peu nombreux à avoir survécu à cet attentat.
Les larmes m'ont gagnée. Elles se sont ruées hors de mon corps pour exploser sur la triste vérité.
Je ne crois pas ce qu'il est en train de me dire. Mon frère. Qui m'annonce froidement la mort de mes amis. L'histoire. L'accident d'il y a quatre ans.
- Même Naoufel...?
- Oui.
- Et...T_T...Et le terroriste ?
- Il a été mis à la chaise électrique. Nous n'entendrons plus jamais parler de lui.
Il se lève, essuie furtivement ses joues, et s'enfuit dans sa chambre.
En haut de l'escalier, je vois Andy, assis sur les marches. Il a l'air d'un petit garçon perdu. Perdu dans ce monde qui n'est pas le sien.
Il me regarde, entre la compassion et la tristesse. Il ignorait tout. Je le sais. Bill et Sara n'auraient jamais eu le cran de tout lui avouer sur moi. Et sur Josh.
- Merci. Je vous remercie de votre courage, Bill et Sara.
Je me lève à mon tour. Furieuse. Triste. ENRAGEE !
J'ai envie de tout casser. Envie de les gifler.
Cette pression ne peut plus rester en moi. Il FAUT que je fasse quelque chose ! Que je me DEFOULE !
Je donne un coup de main sur le gros vase, au milieu de la table.
Il se brise sur le sol dans un tintement sonore.
- MERCI !
Je balance ma chaise en arrière, monte les escaliers quatre à quatre, passe devant Andy sans même le regarder. Je m'enferme dans ma chambre. J'attrappe les peluches et les éventre une à une.
Je me jette sur le lit. La tête dans le coussin.
Et je pleure. Je pleure...


- Lou...Je peux entrer ?
C'est Andy.
Je sais pas s'il a le droit. Je sais pas.
Je ne sais plus rien.
Je tiens la tête d'un lapin par les oreilles. Je suppose que le reste de son corps, c'est ça, là.
- Mmh.
Andy ouvre la porte doucement. Il s'est démaquillé. Il a un T-Shirt large. Et pas de pantalon.
J'm'en fiche. Il aurait pu débarquer à poil. J'm'en fiche.
- T'as peut-être pas envie de parler, mais moi il faut que je te parle. Alors, t'es pas obligée de répondre, ni de m'envoyer chier, non plus...
Un sourire en coin vient se placer en force dans le coin de mes lèvres. J'ai rien contrôlé.
- Mais je voudrais juste que tu m'écoutes.
Ca fait bizarre de l'entendre parler si sérieusement. Ca ne lui ressemble pas.
- Lou. Je ne savais rien. Ils ne m'ont rien dit. Je t'aurais tout dit, si je l'avais su et si tu me l'avais demandé.
- Je m'en suis doutée. Tes parents...
- Ce sont les plus stupides. Je te l'accorde.
- Il ne faut pas dire ça. Mon père aussi était le plus stupide. Mais c'est quand il est parti que c'est devenu le meilleur de tous les pères.
Il se tait et regarde ses pieds.
- C'est gentil d'être venu me dire tout ça, Andy.
Il lève les yeux vers moi. Il est vraiment trop chou.
- C'est vrai ? Tu le penses ?
Il me fait craquer !
- Oui.
Je me tente un sourire demi-Colgate.
Ca le fait rire.
- Ne refais jamais cette tête dans des situations pareilles ! me dit-il.
- Si ça me permet de me remonter un peu le moral, je la referai des milliers de fois !
- Tu sais quoi...Quoi qui puisse se passer, tu resteras toujours MON Ouistiti. D'abord.
Je retrouve le Andy du début. C'est dingue. Il est super ce mec.
- Merci, Andy...
Je pose ma tête sur son épaule. Il me prend délicatement dans ses bras.
- J'ai quand même une bonne nouvelle...
Je ne sais pas pourquoi, je suis quasi sûre qu'il s'agit des Jonas.
- Je t'écoute.
- Mes chériiis passent...A Philadelphie ! Le mois prochain !! J'ai commandé les places. Tu viens, je suppose ?
- Bien sûr =).
Quelqu'un de renfermé et de stupide aurait pu penser qu'Andy est égoïste et ne pense qu'à son propre bonheur, et pire : qu'il se fiche pas mal de mes problèmes.
Mais ce que ce quelqu'un ne sait pas, c'est qu'Andy ne forge son bonheur qu'avec des gens qu'il aime.
Et que s'il ma proposé de passer ces moments avec moi...
Vous avez compris, n'est-ce pas ?
Ou il faut que je reprenne ?
uU
Bon. Bref : On s'aime x'D !
C'est officiellement mon frère, et je suis officiellement son Ouistiti.
C'est comme ça, c'est la vie.
Je ne vais pas laisser passer une telle chance de renaître.
Je vais devenir quelqu'un d'autre. Parce que je sais que quoi que je devienne, mon père sera fier de moi.
Et c'est pour ça que je vais...
TOUT DEFONCER !
Musique, Maestro...




Allez,

[ 6o ] com's ?

5o1oo15o2oo ● 25o? ●

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 15:12

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:09