◊●◦ Acτє Hυiτ ◦●◊

◊●◦ Acτє Hυiτ ◦●◊
Certaines voulaient voir à quoi ressemble Andy. J'ai cherché sur des blogs des photos de Emo comme je l'avais imaginé.
Regardez la pix !





Le bus s'arrête devant le lycée.
Un mois. Ca fait un mois, depuis le dernier concert.
Andy fait des progrès énormes. Il est même plutôt doué !
Mais il est le seul qui danse. Pour ma chorégraphie.
J'ai mis au point les mouvements, j'ai choisi la musique. J'ai tout ce qu'il me faut, sauf...
Mes trois danseurs. Tout est OK, bon sang ! Pourquoi il reste toujours UNE difficulté, alors que tout est parfait ?!
- Tiens, mademoiselle Louise !
C'est Neil. Il tombe bien ! Un mois qu'il m'évite obstinément !
- Vous ! Je vous cours après depuis...
- Peu importe, jeune fille. J'ai la date crutiale...
- Je vous écoute.
- Vendredi soir.
Non. Pitié.
Mon Dieu. Impossible.
Je vous en suplie. Non.
Non, non et non.
Pas d'accord.
- Mais...C'est dans trois jours !
- Tu n'es pas prête ?
- Il me reste quelque chose à régler...
- Et ça prend du temps, si je ne me trompe...?
- Pourquoi ne ferait-on pas cette représentation le jour du bal du lycée ?
- Parce qu'il y a autre chose de prévu avec l'activité Théâtre. C'est vendredi, point.
Fier de lui, il s'en va, se dandinant.
Imbécile.
Je me retourne vers mon casier, outrée. Andy arrive en courant, essoufflé.
- Hey ! J'ai quelque chose à te...Oulà. Ca va pas ?
- Nan.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est Neil. La représentation est dans trois jours !
- Ah.
C'est tout ?! Ah ?!
Mais pourquoi il ne réagit pas, ce crétin ! On dirait que ça le déçoit juste !
- C'est tout ce que tu trouves à dire ?!
- Oui. Surtout que j'ai une nouvelle bien plus importante à t'annoncer.
- Tant qu'on y est...J't'écoute.
- Madina Lake arrive à Philadelphie ! J'ai déjà nos places, et...
- Je m'en fiche, Andy, de Madina Lake ! J'ai besoin de danseurs de Hip-Hop, pas d'un concert de rock !
- Mais tu ne m'as pas laissé finir ! Ils ont quelqu'un en première partie.
- Ah ouai ? C'est cool, tu vois : ça m'avance pas plus.
- Si.
- Mais !
- C'est les Jonas.
Ah. Ben voyons !
- Fiche-toi de moi. C'est vraiment pas drôle.
Un groupe de poufiasses passent à côté de nous.
Je les hais.
- Tiens, regardez les filles ! McDoom et Pinocchio !
Le front de Andy se plisse. Il est vexé.
Moi je m'en fiche. J'ai l'habitude de ce genre de réflexions.
Pas Andy.
- Ne les écoute pas, elles sont stupides.
- Ouai, je sais. Lou...Je te mens pas. Les Jonas ont accepté de faire la première partie de Madina Lake !
- Ok ! Soit ! Il est quand, ce concert ?!
- Eh bien...Jeudi.
- C'est mort. Je n'aurais jamais le temps de faire quoique ce soit. En admettant que j'arrive à les convaincre.
- Ne jamais dire jamais ! Il y a quelqu'un, y a pas si longtemps, qui m'a dit...Ah oui : qui ne tente rien n'a rien ?
Il sourit, m'embrasse sur la joue et s'en va rejoindre ses amis.
Il a peut-être raison.
Mais ma chorégraphie ne s'apprend pas en une journée.
Surtout à des rockeurs involontaires...



- Louise...
Encore Sara. Elle est sans cesse sur mon dos !
- Quoi...
- Tu peux venir, s'il te plaît.
Je me traîne jusqu'au salon.
- Il y a un problème ?
- Oh oui. Et ça s'appelle le bulletin.
Merde. Exact. Je n'ai rien fichu ce trismestre...
- Euh...
- Je peux savoir d'où sortent ses notes ? Déjà qu'elles n'étaient pas brillantes !
- Oui, je...
- Comment veux-tu entrer à l'université, avoir un travail avec ces résultats ?!
- Sara, laisse-moi t'expliquer...
- Inutile ! Tu n'iras pas au concert de jeudi ! Tu vas travailler tout ça ! Je refuse que tu te laisse aller ! Tu peux disposer...
Quoi ? Le concert ?!
Ma seule (petite) chance de gagner le défi de Neil ?!
- Mais, Sara ! Tu ne peux pas me faire ça !
- Je t'ai dit de retourner dans ta chambre ! Tu réfléchiras à deux fois avant de bâcler ton travail !
- Non, je t'en supplie, je...
- Si tu continues je te défends d'ordinateur jusqu'à nouvel ordre, ainsi que les sorties ciné-resto avec Andy !
Je n'insiste pas.
Je ne veux pas être plus punie.
Comment je vais faire ?
Je monte lentement les escaliers.
Quelle journée pourrie...



Je m'installe à nouveau à l'ordinateur, pour la quatrième fois de la nuit.
Je tape : "Accident de bus, 13 mars 2004, Hulmeville."
Je n'en crois pas mes yeux.
Il m'aurait menti...



- Josh, je peux entrer ?
- Mouai...
J'entre délicatement dans sa caverne.
- Qu'est-ce que tu veux, Pinocchio ?
- Où sont partis mes amis qui ont survécu à l'accident ?
Il s'arrête d'écrire.
- Quoi ?
- Je te parle de Jeff et Mike. Où sont-ils allés ? Je sais qu'ils on survécu. Je le sais, j'ai cherché.
- Qu'est-ce qui t'a pris de chercher ce genre de choses ?!
- QU'EST-CE QUI T'A PRS DE ME MENTIR ?!
Il ouvre grand les yeux.
- C'est du passé, tout ça, Lou. Tu ne dois plus y penser.
- Joe te fait penser à Jeff, n'est-ce pas...?
- C'est qui, Joe ?
- Le type que tu as vu à l'ordinateur, l'autre jour.
- Tu dis n'importe quoi.
- ARRÊTE ! Je sais que tu mens ! Répond-moi ! DIS-MOI TOUT ! MERDE !
On dirait qu'il se retient de crier, de pleurer.
- Jeff est parti vivre à Los Angeles. Lui, ses trois frères et ses parents ont préféré se construire une nouvelle vie, je suppose. En ce qui concerne Mike, je ne sais pas ce qu'il est devenu. Il m'a dit qu'il partait en Californie, mais où...Je n'en ai aucune idée.
- Et là aussi, tu le fais exprès. Mike est le frère de Jeff. Et Los Angeles est en Californie.
- J'ignorais qu'ils étaient frangins !
- Par contre, tu connais très bien leur vrais prénoms !
Il se passe la main sur le visage.
- Jeff est un diminutif. Une contraction de Joseph.
- Et Mike ?
- Mike était plus jeune de trois ans que Joseph. C'est vrai, ce n'était pas non plus son vrai prénom. Il aimait ce pseudo, parce qu'il était carrément fan des deux joueurs de son sport favori (le baseball), Mike Hessman et Mke Goliat. Il s'appelle Nicholas, en réalité.
- Ils ne me l'ont jamais avoué...
- Ils ignoraient que tu t'appelais Louise.
C'est vrai. Je ne leur avais jamais rien dit, moi non plus.
- Tu as gardé contact, avec eux ?
- Non. Laisse-moi, maintenant, je t'en ai déjà dit beaucoup.
Ca fait quand même partie de ma vie !
Mais je le laisse tranquille. J'ai appris tout ce que je voulais savoir.
Ces Jonas ne vont pas me refuser cette proposition longtemps.
Et par n'importe quel moyen, j'irai au concert, Jeudi.
Andy sort de sa chambre.
- Bah, tu fais quoi, dans la chambre de ton frère ?
- Andy, il faut que tu m'aides.





Allez,

[ 9o ] com's ?

5o1oo15o2oo ● 25o? ●

# Posté le lundi 14 juillet 2008 05:44

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:08

◊●◦ Acτє Nєυf ◦●◊

◊●◦ Acτє Nєυf ◦●◊
Jeudi. Trois heures du matin.
Ou à peu près.
Je me glisse à pas feutrés dans le couloir.
Tout est silencieux.
Je pousse très délicatement la porte de la chambre d'Andy.
Je tate dans le noir le bord de son lit.
Euh...
Ca, je ne sais pas trop ce que c'est...
Je retire ma main. Je m'avance vers ce qui semble être l'oreiller.
J'entends Andy respirer. Calmement, régulièrement.
- Andy...? je murmure.
Il remue.
Mais c'est bien sûr.
- Eh, Andy !
Je lui secoue l'épaule.
- Roah...Qu'est-ce que tu veux...
- Il est trois heures du mat'. Si tu veux aller au concert avec moi, c'est now. (Imaginez le texte en anglais. Le mot now est don traduit par maintenant dans l'écriture américaine.)
- Ne me prends pas le chou avec ton français pourri à cette heure-ci.
- Secoue-toi ! C'est ma dernière chance de m'intégrer au lycée, ce concert ! Et aussi...Non, rien.
Il se redresse brusquement et allume la lampe de chevet. Il est encore torse nu.
Et il est encore beau.
- Tu me caches quoi ?
- Hein ? Mais...Je ne te cache rien.
- Et en plus tu me prends pour un con ?
- Eh ! Pourquoi tu t'énerves, d'un coup ? Ca te va pas tant que ça, de te lever tôt !
Il m'attrape les deux joues, comme à son habitude, et plante son regard vert dans le mien.
- T'es pas du genre groupie. Alors je me demande plus que jamais ce qui te pousse à courir comme ça après Joe.
Il parraîssait un peu benêt, hein, au début ?
Ha ha !
Ha ha.
Ha ha...
- D'après ce que m'a dit Josh...Joe et Nick sont mes amis. Ceux qui étaient sensés être morts dans l'accident.
- C'est pas vrai...
- Mais si, tête de neu ! Allez, bouge-toi, maintenant !
Il esquisse un sourire et se lève.


- Dis-moi que tu plaisantes.
- C'est la fenêtre, ou rien Lou !
- Mais Andy ! La porte ne fait aucun bruit ! Tes parents dorment !
- De un, certes, la porte est silencieuse. L'alarme, bizarrement, elle fait beaucoup plus de boucan ! Et mes parents ne dormiront plus, à coup sûr ! Et toi non plus tellement tu auras peur d'eux, si on se fait choper !
Je déglutis.
Ok pour la fenêtre.
- Donne-moi ta main.
Je lui prends le bras (plutôt : je m'accroche, toutes griffes dehors, à son bras), et descends en tremblant le long de la goutière.
Andy me suit de près.
- Et voilà ! me dit-il. C'est parti pour l'aventure !
- J'espère que t'as pas oublié les billets dans ta chambre.
Son regard enjoué se décompose.
- Tu m'attends ? Je reviens...
Je soupire en le regardant remonter jusqu'à la fenêtre.
Et c'est moi, le Ouistiti ?


- Il est dégueulasse, mon sandwiche.
Andy me l'arrache des mains.
- Mais !
- Ben, s'il est pas bon, je suppose que t'en veux plus ?
Il est...
Oh, et puis j'en ai marre de le dire.
Il est désespérant, mais trop mignon quand même : UNE BONNE FOIS POUR TOUTES !
- Vui, mais j'ai quand même faim.
- Mange mon brownie.
Il est tout écrasé.
Bon appétit...
On reste, pour la troisième fois en même pas deux mois, comme des endives, plantés devant le Zenith Fire Sprinklers Inc.
Et pour la troisième fois, sous le son des six heures pétantes, les portes s'ouvrent.
Et j'ai à nouveau droit à l'écrabouillage, applatissage, marchage sur les pied...
Etc.
- Andy, je ne vais pas rester pour Madina Lake. Dès que les frères sont passés, je sors de là comme je peux, et je leur cours après ! Tu m'attends là ?
- Pas sûr que tu puisses rerentrer, après.
- Je verrai ce que je peux faire. Mais tu peux venir avec moi, si tu veux.
- J'ai pas trop ma place dans vos retrouvailles...
Il parraît gêné.
- Et puis...Je ne raterai Madina Lake pour rien au monde !
- Oh ! Même pour une après-midi ciné avec TON Ouistiti préféré ?!
- Ca se discute...
J'éclate de rire. Je l'adore !
On attends je ne sais pas excatement combien de temps. Mais ça passe plutôt vite !
Les Jonas montent rapidement. Jouent rapidement aussi.
Ils ne s'appliquent pas trop. Fausses notes, contre-temps...
- Qu'est-ce qui leur arrive ? me demande Andy.
- Je sais pas. Ils ont peut-être pas l'habitude de faire des PP.
- Tu rigoles ? Ils ont suivi Avril Lavigne pour toute une tournée Européenne en première partie !
- Bon, bon.
Il finissent du mieux qu'ils peuvent et s'en vont en coulisses.
Des groupitasses s'arrachent les cordes vocales pour rien, comme d'hab'.
J'entends des mauvaises critiques autour de moi.
- Il faut que j'y aille, Andy.
- Ah. Oui. C'est vrai. Ben...Bonnes retrouvailles.
- Merci. T'es chou, comme ça.
Je l'embrasse sur la joue.
Je me fais bousculer par derrière.
Je dérape.
Mes lèvres glissent sur les siennes.
Je reprends vite vite mon équilibre et me redresse en plaquant la main sur ma bouche.
Andy sourit et me pousse vers la foule.
oO...
Je me faufile parmis les blondes et les grandes, les vigiles et les rockeurs.
Vers le fond de la fosse, les gens se sont dissipés, je me mets à courir.
- Hep, jeune homme ! Où allez-vous comme ça ?
- Je suis une JEUNE FILLE qui ne se sent PAS BIEN !
Avec une grimace, le grand vigile me laisse passer.
Je reprends ma course vers la porte la plus proche.
Je suis perdue, ce n'est pas celle que j'ai empruntée lorsque je suis rentrée.
Peu importe.
Je pousse les battants. L'air froid du soir me fouette le visage et ébouriffe mes cheveux courts.
Ca fait du bien...
Je reprends mes esprits et je repars dans tous les sens.
Je les cherche. Je cherche un indice. Une piste.
Où sont-ils ?
Je panique.
Ils ne vont pas rester longtemps. Je ne dois pas pas les rater !!
Là !
Les voilà !
Juste de l'autre côté de la grande place qui s'élance devant moi comme une vague de ciment.
Je dois faire vite. Tenter le tout pour le tout.
Je n'ai aucune idée de ce que je vais dire.
Ni faire.
Mais si je n'agis pas, maintenant, la voiture qui les attend à quelques mètres va les emporter, et je n'aurais plus aucune chance de revoir mes amis, ni de remporter le défi !
Je m'élance dans le plus grand sprint de mon histoire.
- JOE !!!
Je crie de toutes mes forces.
Il m'entend. Se retourne.
Va-t-il m'attendre...?
Oui !
Il s'arrête.
Nick et Kevin font de même.
Que pensent-ils ?
Je n'en sais rien.
J'arrive à leur hauteur, après une accelération...sans nom.
Kevin s'avance vers moi.
- Je suis désolée, on doit partir tôt ce soir, on ne peut pas te...
- Ca n'a *haa, haa* aucun raport, je dis, haletante.
- Eh, mais...T'es la fille de l'autre fois !
- Oui, mais ce n'est pas tellement pour ça non plus...
Nick fronce les sourcils.
- Qu'est-ce qu'on peut faire pour toi ?
- Nick...
Il agrandit les yeux, surpris de mon ton.
Je lui saute au cou.
- Euh...Oui, mais...C'est pas vraiment le...Keviiiiin !
Kevin essaye de me détacher de son frère.
Tu m'intéresses...
Je m'accroche. Je ne partirai pas !
Trop d'emotions, tue l'émotion.
Je ne me contrôle pluuuus...
Je me penche à l'oreille de Nick et lui souffle :
- Et alors ? Tu ne me reconnais plus, Mike ?
Ses bras se relâchent.
Je me laisse retomber sur le sol. Je le regarde dans les yeux.
Il semble perdu.
Il ouvre la bouche. La referme. Comme s'il ne savait quoi dire.
- C'est moi. Lou.
Il tombe par terre, assis.
Je n'insite pas et me tourne vers Joe.
- Toi, tu l'avais deviné depuis le début, hein ?
Kevin intervient.
- Mais qu'est-ce qui se passe ? Je comprends rien !!
- C'est normal, lui répond Joe. Tu ne connais pas Lou. Tu étais déjà au lycée et trop occupé avec les filles pour faire attention à nos amis que nous avons rencontré au collège.
- Mais ça date de quand, votre histoire ?
- Quatre ans. J'ai passé quatre ans dans le coma après l'accident de bus. Je me suis réveillée, je n'avais plus personne à part mon frère.
Joe regarde Nick, assis par terre, bavant presque, en état de choc.
- Ca va, Nicky ?
- Han, han.
Il hoche la tête, le regard dans le vide.
- Joe, j'ai vraiment besoin de vous.
- Pour ton Hip-Hop ?
- C'est hors de question, s'obstine Kevin.
Je m'approche lentement de lui.
- Ecoute-moi, tête de stronge embobinée, j'ai couru en tout cinq sprints, payé trois concerts, sacrifié Madina Lake, gueulé sur mon frère et mes parents d'accueil, me suis levée à trois heures du matin avec mon frère d'accueil POUR VENIR RETROUVER MES AMIS ! C'est pas pour qu'un Môssieur dans ton genre vienne de Un me gâcher ma joie, et de Deux m'empêcher de gagner mon défi pour mon intégration au lycée ! ALORS TU VAS DANSER, PARCE QUE T'AS PAS LE CHOIX ! VU ?
- Allez, Kevin, dit Nick, à présent debout. Moi je pense qu'elle le mérite. Et puis, j'ai toujours voulu danser avec une fille...
- Rêve pas, Mike. Je suis un garçon.




A dans trois semaines mes lectrices adorées =D !!



Allez,

[ 95 ] com's ?

5o1oo15o2oo25o3oo ● 35o? ●

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 12:51

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:08

◊●◦ Acτє Dix ◦●◊

◊●◦ Acτє Dix ◦●◊
Hey ! Me voilà !! Avec un peu de retard...J'suis désolée !!
Mais bon, la suite est là, hein ?
Merci pour vos commentaires, j'en ai eu plus de 5oo !
Vous êtes géniales !

Gros bisous et bonne lecture !


- Bon, eh bien, dit Joe, je suppose qu'il faut te suivre, non ?
- Vous n'aurez pas à me suivre bien loin ! Je dois attendre Andy.
Nick lève un sourcil.
- Andy ? répète-t-il.
- Euh oui, mon frère. D'accueil.
Il hoche la tête du genre "han han, on va dire que j'ai compris".
Il est trop chou.
Mais bref.
Je les dévisage.
- Vous avez tellement changé...
Joe sourit.
- Toi, tu as juste grandi.
- C'est vrai. J'ai pas eu le même temps que vous pour changer, moi aussi. Mais...Je peux vous poser une question ?
- Vas-y, dit Nick.
- Après l'accident, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que vous avez fait ? Vous saviez que j'étais à l'hôpital ? Et...
- Hey ! Pas si vite ! On ne peut pas te répondre à tout à la fois !
- Joe a raison, et puis...tu avais dit une question !
Ils rient. Je souris aussi.
- Ok, commencez par répondre à la première.
Nick redevient sérieux. Joe prend une petite inspiration et s'avance vers moi.
Kevin boude dans un coin, appuyé contre le mur du Zenith.
- Ca faisait déjà quelques mois que ma mère voulait partir de Hulmeville. Elle voulait partir à Los Angeles. Mon père a tout fait pour la retenir, mais avec cet attentat...Il était à court d'arguments. Nous avons déménagé deux jours plus tard. Nous avons essayé de te retrouver pour garder contact. Nous sommes allés voir ton frère...Mais...
Il se mord la lèvre.
- Mais quoi ?
- Il nous a dit que...tu n'avais pas survécu à l'accident.
Je sens la moutarde me monter au nez. Me monter fortement au nez.
J'éternue.
Non, c'est pas vrai. (x'D)
Je fronce les sourcils.
- Je vais bien lui rendre ce qu'il mérite, à celui-là.
Nick s'approche de moi.
- Attends d'abord d'avoir gagné ton concours de danse, Ok ?
- Ca marche.
Il me tend la main.
Marché conclu.
- Ah ! Voilà Andy !
Il court vers nous.
- Lou ! Papa est fou !
- Qu'est-ce que tu dis ?
- Il a complètement pété un câble !!
Mouai. Il n'est pas le seul je crois.
Ca doit être héréditaire...
- Tu délires. Qu'est-ce qui te fait dire ça ?
- Ben tourne la tête vers le parking et débouche tes oreilles, Ouistiti !
Je me retourne.
Darling.
Bill est...
Ouai, fou. C'est le mot.
Il se tape la tête contre la voiture.
- Mais qu'est-ce qui lui prend ?!
- Il n'arrête pas de répéter que sa femme est une crétine avec une éponge à la place du cerveau et...
Des larmes roulent sur ses joues.
- Andy...
- Et que son fils est trop GAY pour faire partie de la famille !
Ok. J'avoue, je suis ultra-over-mega choquée.
Mais pour qui il se prend, celui-là ?
- Je vais le...
Je me remonte les manches, prête à l'assaut.
- Non.
Kevin m'attrape le bras.
- Qu'est-ce que t'as, toi ?!
- N'y vas pas. Si il a vraiment perdu la raison, il peut être dangereux. Il ne vaut mieux pas que toi et Andy restiez avec lui. Pour le moment.
Bon.
Dieu, 'faut qu'on s'explique.
T'as bu un coup de trop ? T'as fumé une herbe divine ? T'as trop respiré d'hélium ?
Enfin bref, mais je peux savoir ce qui te prend de rendre les gens bizarres, là ?
Entre Bill qui en veut au monde, et Kevin qui se prend pour le plus grand philosophe planétaire, j'ai un peu de mal à croire que je ne suis pas en train de délirer...
- Euh, Kevin, ça va ?
Joe le recule en souriant d'un air gêné.
- Hé hé, c'est rien, Lou ! Mon frère a parfois des élans "hyper adulte", sans doute l'influence de Papa, hé hé !
Ok.
Je vais fermer les yeux deux secondes.
Voilà.
Maintenant je vais les ouvrir tout doucement, et tout sera normal.
N'est-ce pas ?
*ouvre un oeil.*
Non.
Ca n'a pas marché.
Kevin a croisé les bras et tire la langue à Joe qui se gratte la tête l'air crétin en souriant bêtement, Nick a les yeux grand ouverts comme s'il pigeait rien, Andy marmonne des espèces de prières pour son pauvre père (cherche pas Andy, Dieu est bourré...), et MOI, au milieu, je...
Je sature, voilà.
TROP D'EMOTION, TUE L'EMOTION, MERDEUUUH !!
J'attrape mon téléphone.
- Allô Josh ? On a un problème.



Josh grogne.
- Pourquoi tu râles ? je lui demande.
- C'est qui ceux-là ?
- Je te l'ai déjà dit, crétin ! Ce sont MES amis à qui tu as fait croire que j'étais morte, et dont tu m'as laissé entendre qu'il n'étaient plus parmis nous non plus ! Ca t'amuse de tuer les gens, toi, comme ça ? Tu te prends pour Dieu peut-être ?
Ca m'étonnerai pas. Mon frère est souvent imbibé...
- Tu peux me parler autrement, aussi ! J'avais pas le choix !
- On a toujours le choix.
Il secoue la tête et fixe la route.
A l'arrière, les trois frères et Andy se serrent, gênés par la situation et transpirant sous la châleur insoutenable de la voiture.
- Tu veux pas baisser le chauffage ?
- Tu sais pas où sont les boutons ?!
- Josh ! Tu me demandes de te parler bien, mais écoute-toi !!
Il donne un violent coup de frein.
- Ecoute Pinocchio. J'ai pas que ça à foutre, moi, te sortir de la merde. Pendant quatre ans je me suis démmerdé tout seul, t'as compris ? Alors c'est la dernière fois que je t'aide ! Et je te parle comme je veux, je suis ton aîné !
- C'est bon, on descend ici. Si je peut pas compter sur la seule personne vivante qui a le même sang que moi, c'est plus la peine que je sache que tu existes. Salut.
J'ouvre et pousse la portière. Les garçons descendent, silencieux.
Josh démarre dans un nuage de poussière. Et disparaît dans la nuit.
J'éclate en sanglots.



- Kevin, tu peux te concentrer et essayer de bien faire ?
Je désespère.
Joe et Nick dansent très bien. Andy est fantastique.
Mais alors Kevin...
- Mais c'est trop dur ! Je n'ai pas assez de souplesse pour faire se genre de choses !
Je lui attrape la jambe et la lui cale brusquement derrière l'autre, comme le veut le pas.
Il en a la respiration coupée.
- Si. Quand on veut, on y arrive. La souplesse, c'est comme l'argent. Ca se gagne. En piste, l'artiste.
Il fait quelques efforts.
- C'est mieux comme ça. Il nous reste deux heures d'entraînement ce soir, et tout demain pour être au point. Le spectacle est demain soir. A huit heures.
Andy est plus que prêt.
Il rayonne.
- Andy, tu peux souffler. Les autres, en avant. On a du travail.
- Pourquoi seulement deux heures ? Ne nous fait pas le coup de "la bonne nuit de sommeil". Personne ici n'a envie de dormir, dit Nick.
- Parle pour toi, marmonne Kevin.
- A minuit, le veilleur de nuit du lycée arrive. On doit avoir déserté le gymnase avant. A moins que ça ne vous paraîsse illogique ?
Ils se replacent, convaincus.
Nous avons du pain sur la planche !



Oh mais OUI je suis sadique !!
Allez, ce fameux concours...Acte prochain !
Bien parce que je vous aime ^^ !!






Allez,

[ 1oo ] com's ?

5o1oo15o2oo25o ● 3oo? ●

# Posté le jeudi 14 août 2008 16:17

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:08