◊●◦ Acτє Qυατzє ◦●◊

◊●◦ Acτє Qυατoяzє ◦●◊

- Joe !
Je me jette sur lui.
- Doucement, Lou, ça va, ça va. Ne t'affole pas, on est là, maintenant.
Je suis prise de spasmes et de tremblements.
Je serre Joe contre moi du plus fort que je peux.
Il me caresse doucement les cheveux. Il me murmure des mots rassurants.
J'entends Nicky et Kevin discuter, s'inquiéter à côté.
Je me détends peu à peu. Je relâche petit à petit mon étreinte, relève la tête et regarde Joe.
- Je ne sais pas qui ils sont. Mais ils ont pris Andy ! Si ça se trouve, ils lui ont fait du mal !
- Calme-toi, Lou. On va retrouver Andy, ne t'en fais pas. Viens, on va aller à la Police et tout leur expliquer.
- Non ! Non, il ne faut pas ! Je suis sûre que c'est une mauvaise idée. Si Josh m'a dit de m'enfuir en douce, c'est que la Police ne peut rien faire ! Il faut que nous partions pour la France le plus tôt possible !
Il réfléchit.
Mais Kevin intervient :
- Non, Lou. Nous n'irons certainement pas en France. Si ces malfaiteurs savent où tu habites, et qu'Andy compte à tes yeux, ils doivent être au courant qu'on se connaît, nous quatre. A mon avis, ils doivent déjà être en route pour le pays français. Donc : on oublie l'Europe. C'est trop risqué pour toi, étant donné qu'on ne sait pas qui te veut du mal.
- Mais qu'est-ce qu'on fait, alors ? Et Andy ?
- Il faut que tu envoies une lettre à tes parents...
- ...Et qu'ils fassent eux-même une déclaration d'enlèvement au FBI, complète Nick. Ce sera plus sûr pour toi. Dis-leur que tu es avec nous en France, pour la promo, et de notre côté, on va se démerder, pour l'annuler au dernier moment. Comme ça, les ravisseurs seront bloqués en Europe, Bill et Sara t'y croiront aussi, et nous serons en sécurité. Et avec un peu de chance, nous retrouverons Andy, par le biais de la sécurité française.
Je hausse les sourcils.
- Je suis épatée.
Nick sourit.
- On est peut-être un peu niais en tant normal, on sait se servir de notre tête =p !
- ^^. En tous cas, c'est un plan super ! Si seulement...
- Si seulement quoi ? demande Joe.
- On est pas dans un film. Ni dans une série policière. Je doute que tout se passe comme prévu.
- On pert rien à essayer ! Surtout si tu ne veux pas prévenir la police toi-même.
Je reste silencieuse. Mon envie de vomir me reprend brusquement.
- Lou...
- ET S'ILS L'ONT TUE ??! Je ne le reverrai plus jamais !!
Mes crises de larmes me secoue comme si j'étais battue.
Je voie les yeux de Joe s'écarquiller, ne sachant plus quoi faire.
Il essaye de me serrer dans ses bras, mais je gesticule trop, je ne me contrôle plus. Nick me prend l'épaule. Je tombe par terre.
Les gens autour doivent me penser folle...
Mais d'un côté, je me demande s'il n'ont pas raison...



- Tu t'es assomée. Ca va mieux ?
Je me gratte le crâne. On est dans une voiture.
Une époussette humide est posée sur mon front. Je suis allongée sur la banquette arrière, d'une limousine je suppose. Nick et Joe sont assis en face de moi. Je tourne la tête. Les genoux de Kevin me servent d'oreiller.
- Tu peux me dire merci, dit-il, je t'ai portée jusqu'au parking !
Je souris.
- Merci.
J'ai le front lourd.
- Où va-t-on ?
Ils se regardent.
- En Chine.



- On est arrivés à Chao'an ! C'est une ville plutôt tranquille. On y sera couverts pour un moment. Nous avons envoyé le courrier à tes parents à ta place. Des fusillades ont eu lieu près de ton quartier, on ne pouvait plus attendre. On s'est assurés que leur déclaration d'enlèvement avait bien été annoncée. Pour l'instant, tout va bien. Demain soir, un peu en retard, nous annonceront que nous annulons la promo. Et nous préviendrons un peu avant les autorités françaises de la disparition d'Andy. Je te le promets, Lou, tout va bien se passer. Dès demain, tu reverras ton petit ami sain et sauf, et tu seras hors de danger.
Je secoue la tête.
- On ne peut pas l'affirmer, Nick. Ils seront peut-être un certain nombre en France...Mais qui te dit qu'il n'y en a pas d'autres ailleurs ? Ici ? En Chine ? Ou dans le Nevada ? Le Texas ? L'Espagne ? N'IMORTE OU ??!
- C'est normal que tu aies peur et que tu t'inquiètes, mais il faut que tu arrêtes de penser des choses comme ça. Les hommes (ou femmes) arrêtés à Paris seront interrogés. Le cerveau de l'organisation sera trouvé et mis hors d'état de nuire.
- Nick ! Je te le répète : On est pas dans une série policière, où tout se finit toujours bien ! Il y a un nombre incalculable de personnes enlevées que l'on a jamais retrouvées, ou bien mortes assassinées ! Et il y a des gangs et organisations qui survivent depuis des années sous le nez des autorités américaines et mondiales !
Il reste silencieux, faisant non de la tête.
- Laisse tomber, je crache.
Joe fronce les sourcils.
- Ce n'est pas une raison pour être désagréable !
- Toi, Jeff, je t'ai rien dema...
Je m'arrête. Lui semble surpris.
- Comment tu m'as appelé ?
Je n'ose plus dire un mot.
- Il t'arrive quelque chose de bizarre, Lou.
Je saisis brusquement le pantalon de Kevin.
- Hé !
Il se raidit. Puis, voyant que je ne fais rien d'autre que de serrer le tissu, se décontracte.
Nick se penche à l'oreille de son frère et lui murmure quelque chose.
Joe se mord la lèvre. Kevin acquièce.
- C'est quoi ces messes basses ? je crie. Qu'est-ce que vous me cachez ?
- Lou...
Kevin fouille dans sa valise et en ressort un miroir.
Il me le tend.
J'attrape le bout de verre et me regarde.
Je hurle.
- QU'EST-CE QUI M'ARRIVE ?!





-___________
|P.O.V Josh_|
|-P.O.V Josh'|
|__________|


- CONNARD ! T'ES QU'UN SALAUD ! POURQUOI T'AS FAIT CA, HEIN ? POURQUOI ??!!
Je soupire, abattu.
Je relève la tête et le regarde droit dans les yeux.
- Je suis désolé Andy. Il fallait que je vous sépare. Temporairement.
- MAIS POURQUOI ?! J'M'EN FOUS, MOI, DE CE QU'IL TE FAUT FAIRE ! TU POURRAIS AU MOINS LUI DIRE QUE JE VAIS BIEN ! QUE JE SUIS EN VIE ! ELLE VA S'INQUIETER ! SE RENDRE MALADE ! PARCE QU'ON PEUT PAS DIRE QUE CE SOIT TOI QUI L'AI AIDEE A S'EN SORTIR DANS SA NOUVELLE VIE !!!
L'envie de le gifler me prend. Il ne manque pas de culot...
Mais je dois me retenir.
Il n'y est pour rien dans tout ça.
Et s'il ne comprend pas, c'est normal.
Je ne peux pas lui en vouloir de réagir comme ça.
- T'as raison. Mais c'est VOULU, le fait qu'elle doit s'inquiéter jusqu'à en avoir des réactions hors norme.
Il reprend sa respiration, et me fixe de ses yeux cernés de noir coulant.
- Mais qu'est-ce que t'as dans le crâne pour vouloir lui faire autant de mal, et lui faire courir un si gros risque...?!
- Elle ne court aucun risque ! Elle est avec les trois autres nigaux, et ils sauront la protéger ! MAIS IL FAUT QU'ELLE SACHE DE QUOI ELLE EST CAPABLE !
Sa bouche se ressere.
Il murmure :
- De quoi est-elle capable...?
Je souris. Mesquinement.
- Tu t'attendais à une vie normale, c'est ça ? Du rock, une fille, Dieu et la famille ? Laisse-moi te dire une chose : t'es complètement à côté de la plaque...
Je lui lance une fusillade de regards, avec un sourire singlant, en refermant la porte de sa chambre.
Et disparais dans le couloir...




[1oo]

Au Week-End prochain !!

5o1oo15o2oo ● 25o? ●

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 10:31

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:07

[ ... ]

[ ... ]
J'ai besoin de votre avis.

J'hésite entre plusieurs suite, en fait...

Alors, je vais vous demander ce que vous, vous préférez !


[ SONDAGE TERMINE ]

Sondage : Préférez-vous une histoire...

● Fantastique [ 36 Votes]
● Policière [ 1o Votes]
● Typée Jackie Chan (c'est-à-dire l'ambiance des films japonnais, avec des combats etc...) [ 3 Votes]
● Dramatique [ 34 Votes]
● Horreur - Angoisse [ 5 Votes]


Merci !

Bisous, je vous aime =3 !


<3





La suite sera donc rédigée selon un univers Fantastique !
Et aussi, vu le nombre de votes, avec un peu de dramatique !

Merci d'avoir participé !





[ Suite à un nombre de Lectrices trop déçue, et suite à mon insatisfaction personnelle, j'ai décidé de reprendre de A à Z ce chapitre Quinze =) !!
Désolée pour celles qui avaient aimé, mais je vous PROMETS que cette nouvelle suite sera encore mieux !
Alors oubliez tout ce que vous avez lu le week-end dernier, et c'est parti pour une nouvelle suite =D ]

En espérant votre compréhension,
Cyrille.

Je lâche le miroir.
Il se brise aux pieds de Kevin qui pousse un cri de stupeur.
- Mes yeux...
Joe m'attrape par les épaules.
- Lou, Lou calme-toi !
- Mais comment tu veux que je me calme ??
Mes yeux.
Mon Dieu, mes yeux.
Le joli vert de mes iris est...innexistant !
Mes pupilles se sont dillatées à un tel point que je n'ai qu'une bille noire au milieux de mes orbites à la couleur laiteuse.
Et ma peau. De craie. Déjà que je n'étais vraiment pas bronzée...
On dirait un mort. Je suis blanche avec des yeux d'encre et des veines violettes qui ressortent sur mes tempes et mes joues.
Il ne me manque plus que les canines et ça y est, je peux jouer Dracula...
- Tu y vois bien ?
- OUI !
- Alors ça ne doit pas être si grave.
- JOE ! Tu as vu mon visage ?!
Il baisse la tête.
- REGARDE-MOI !
Il plante son regard dans le mien. Ses doigts se crispent sur mes omoplates.
Les yeux sombres, il murmure :
- Lou, ne t'inquiète pas. Tu as déjà été comme ça. Il ne t'est rien arrivé depuis. Ce n'est pas grave, je te dis.
- Mais qu'est-ce que tu en sais ? Et comment ça, j'ai déjà été comme ça ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Nick recule son frère et me regarde à son tour.
Il se mord les lèvres.
- Tu t'en souviens, Lou. On était tous là.
- Qui ça, tous ?
Ses yeux roulent dans leurs orbites, l'air inquiet.
- Lors de l'accident.
- Hein ?!
Joe reprend la parole.
- Dans le bus ! Le jour où...Naoufel et Skinny sont morts. Tu as eu également cette réaction. Les yeux noirs, la peau blanche et les veines qui marquent tes joues. Puis tu es tombée dans le coma.
Un élan de panique m'opresse l'estomac.
Le coma.
Une horreur qui a duré quatre ans.
Il est hors de question que ça recommence.
Je me sens trembler. J'agrippe plus fort mes doigts au pantalon de Kevin. Pour me contrôler.
- Lou ?
Les frissons deviennent de plus en plus puissants. Je ne sais plus quoi faire !
Je ne veux pas.
Non !
- LOU !
...




Où ? Je n'en sais rien.
Quand ? Non plus.
Qui ? Aucune idée.
J'ouvre péniblement les yeux.
Des voix familières viennent de la pièce d'à côté.
Je suis dans une chambre, moyenne. Décorée avec un style asiatique.
Dieu soit loué, je ne suis pas à l'hôpital.
- Ca y est, elle a repris connaissance !
Kevin se penche au dessus de moi.
- Tu t'es évanouie. Ne t'en fais pas, ça ne fait que dix minutes. Une chance qu'on était juste à côté de l'hôtel !
Il sourit.
Je le trouve beau.
Franchement.
Je souris aussi et me redresse sur les coudes.
Joe s'assoit sur le lit.
- Comment tu te sens ?
Je ne sais pas quoi lui répondre.
Je me sens comme gonflée à bloc. Comme chargée électriquement.
Mais incapable de marcher.
- Bof.
Il fouille dans sa poche.
- Euh, tu as reçu une lettre. Nous ignorons comment l'émetteur a pu te trouver...
- C'est de la part de qui ?
- On ne l'a pas ouvert.
Je prends l'enveloppe qu'il me tend.
J'ouvre, tremblante (encore ?).
Un parfum de fruit me saute au nez et me pique les yeux.
Je sors un morceau de parchemin d'un rose (horrible) délavé.
Une écriture serrée, nette et italique entame la lettre.
Je lis à haute voix :

Louise,

Nous ne nous connaissons malheureusement pas, et pourtant, je suis avec toi dès que le destin m'en donne l'occasion.
Je sais ton existence depuis l'heure qui a suivit ta naissance et je pense être celle qui en sait le plus sur toute ta jeune vie.
Je travaillais pour Josh, jusqu'à quelques mois. Jusqu'à ce que les ennuis arrivent, et que nous soyions obligés de dissoudre notre association.
Tu es encore une jeune fille, et il est injuste de te faire subir tant d'angoisse. N'est-ce pas ?
J'ai quelque chose à te proposer.
Si tu acceptes de travailler pour moi, juste l'affaire d'un soir, je te dévoile l'endrois où ton petit ami est retenu.
Cependant, sois prudente. Les ravisseurs ne sont peut-être pas ceux que tu imagines.
Revenons-en au marché. Le travail que je souhaiterai que tu effectues pour moi consiste à donner une lettre à un vieux marchant de Honk-Hong.
C'est aussi simple que ça. Il y a tout de même une condition évidente : il te sera formellement interdit de lire cette lettre.
Pour conclure cet arrangement, téléphone-moi à ce numéro :
544-697-21.
Et si, par hasard, tu essaies de t'enfuir dans l'espoir de ne plus avoir à faire à moi, sache que où que tu ailles, je te retrouverai.
J'ai des yeux partout.
Aimablement,

Carrie.


P.S. : Andy est vivant.


Je pose la lettre sur les draps.
- Je ne connais pas de Carrie. Mais elle, elle me connaît. Et elle a travaillé pour Josh. Elle sait qui est Andy et elle prétend le savoir vivant.
Le visage de Nick s'illumine :
- Tes yeux, Lou ! Ils sont redevenus normaux ! Et ton visage aussi !
Je regarde mon reflet dans la vitre de la fenêtre.
Exact.
Je souris.
- Je crois que j'ai compris. Je réagis comme ça à chaque fois que je panique. Que je panique fort.
- Tu crois ?
- Je crois que l'accident a été le moment où j'ai le plus perdu le contrôle de moi-même. Et là, de savoir Andy en danger, et d'ignorer ce que fait et où est mon frère, ça m'a rappelé cette sensation. J'avais l'impression de ne plus avoir de repères ! Comme si je tombais dans le vide sans pouvoir me rattraper...
Silence.
Nous réfléchissons tous.
Kevin tranche :
- C'est un piège. Pourquoi cette Carrie voudrait prendre soudain contact avec toi, alors que pendant quinze ans, elle ne l'a pas fait ? Et, bizarrement, juste après que tu aies eu ces réaction ? A mon avis, tes pupilles, ta peau et tes veines ont quelque chose de spécial. Pour la science-fiction, ou la science tout court, cette Carrie en veut à un don qui t'étais caché.
- Un don ? Mais de quoi tu parles ? Je ne ressens aucune faculté exceptionnelle, quand je suis dans un était pareil !
- Tu en es sûre ?
Je me tais.
Il serait peut-être souhaitable que je lui fasse part de ce que j'ai ressenti, tout à l'heure, en me réveillant.
- Non. C'est vrai. J'ai...J'ai l'impression...Non. C'est bizarre. Comme si une force s'emmagasinait en moi, mais que je parvienne pas à m'en servir !
Ils ouvrent des yeux comme des billes.
- Comment vous expliquer...Je suis comme dans un état second ! Mes sens sont plus aiguisés !
Kevin hausse les sourcils.
- Tous tes sens ? sussurre-t-il.
Je réfléchis.
- Je ne sais pas. Je pensais surtout aux réflexes.
Il se penche à l'oreille de Joe et lui chuchote quelque chose.
Ce dernier s'approche de moi.
- Nous avons bien étudié notre plan, tous les trois, tout à l'heure.
Je l'interroge du regard.
- Et...Il se peut qu'il y ait des...failles.
Mon coeur manque un battement.
Comme si je montais un escaliers, et que je comptais une marche en trop. Comme si mon pied se perdait dans le vide et que j'ai un instant d'égarement (Ndlr : Pris sur les dialogues de "Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire).
- ...Quoi ?
Je me sens repartir. Les tremblements.
Mes pupilles.
Je jète un vif coup d'oeil à la fenêtre.
J'ai les yeux noirs.
A nouveau.
- Joe...S'il y a des failles, ça veut dire que...
Il ne me laisse pas finir. D'un geste de la main, il m'ordonne de me taire.
Il baisse les rideaux, éteint la lumière.
Il prend un ultrason anti-moustique (y parraît que ça les fait fuir oO...) et le place dans la pièce d'à côté (à savoir : ma salle de bain). Il referme la porte de celle-ci.
Il entrouvre la fenêtre.
Il dépose une rose fânée sur la commode, en face du lit.
- Que te disent tes sens ?
Je ne comprends pas sa question.
Je hausse un sourcil.
- Lou ?
Il n'a pas du le remarquer.
Je lui réponds :
- Comment ça ?
- Qu'est-ce que tu vois ?
- Ben, la même chose que tout à l'heure. Sauf que vu que tu as tout fermé et éteint, ça assombrit.
- Nous sommes dans un noir quasi-complet.
- Ne te fiches pas de moi.
- Est-ce que j'ai l'air de vouloir mentir ?
Je reste de marbre.
Et l'ignore.
- Qu'est-ce que tu sens ? Avec ton nez ?
Je tends le menton en avant et essaie de capter les odeurs.
Un mélange d'odeurs les plus inconnues et inexplicables se précipitent dans mon nez. Je ne fais plus la différence de rien !
- Je...Je sens l'odeur du sang, d'une fleur, de bois, de poussière, de verdure...Et après, je n'arrive pas à savoir ce que c'est.
- D'ici, nous trois, on ne sent que la forte odeur de la rose.
- Tu es ridicule ! Si c'est comme ça que tu veux me faire croire que...
- Chut. Est-ce que tu sens quelque chose avec ta peau ?
- Du vent.
- Puisque tu y vois clair, lève-toi et regarde les abres, dehors.
Lassement, je m'ôte du lit et regarde au travers de la fenêtre.
- Et alors ?
Il soupire.
- Comment sont les feuilles des arbres ?
- Immobiles.
- Donc : pas de vent. Celle-là, tu ne vas pas me dire que c'est moi qui l'ai inventée...?
Je ne réponds pas.
- Et, dernière question...
- Ce que j'entends ? Cet ultrason que tu as mis dans la salle de bain ! Et les battements de mon coeur.
- Kevin, tu l'entends toi, l'anti-moustique ?
- Ben non. Tu as fermé la porte.
Je croise les bras et me lance dans une bouderie.
Joe s'approche de moi.
Il se penche près de mon cou et me souffle :
- J'ai menti. Notre plan n'a aucune faille. C'était juste pour tester =p !
Le noir s'abat soudain devant mes yeux. Le souffle du vent s'estompe, le bruit s'arrête, mon coeur aussi (enfin, pour mes oreilles). La fleur fânée restent la seule odeur accrochée à mes parois nasales.
- Joe...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Allume. Je n'y vois rien.
Il ouvre les volets.
- Tes yeux sont normaux, Lou. Et ta peau est redevenue la même.
- Puisque tu as l'air si au courant de ce qui m'arrive, tu m'expliques ?!





[1oo]

Au Week-End prochain !!

5o1oo15o2oo25o3oo ● 35o? ●


# Posté le vendredi 19 septembre 2008 16:49

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:07

◊●◦ Acτє Sєizє ◦●◊

◊●◦ Acτє Sєizє ◦●◊

Voici une photo de Lou,
comme vous me l'avez demandé.

Ce n'est pas moi,
Lou est un personnage fictif né au fin fond de mon imagination.

=)



- En réalité, dit Joe, c'est assez simple. Ce sont les effets secondaires de ta panique.
- Oui, enchaîne Nick, tu as un espèce de don qui surrestime tes capacités sensorielles lorsque ton cerveau est un peu perdu : quand tu paniques. Théoriquement, ça se tient. Tes sens sont, lorsque ça t'arrive, considérés comme des rélfexes, et incontrôlables par le cerveau. Comme lorsque tu veux, par exemple, te protéger d'un ballon qui t'arrive dessus. Tu ne contrôle rien, c'est une réaction humaine et involontaire. Sauf que, pour toi, c'est plus spécial. Ce sont tous tes sens qui deviennent incontrôlables.
- Et, reprend Kevin, ce don a eu l'effet d'intéresser cette Carrie. Et sûrement pas pour en faire part aux chercheurs. Plutôt pour quelque chose d'un peu plus sombre. Et moins honnête.
Je réfléchis.
Ils n'ont peut-être pas tort.
Mais, pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai de si spécial ?
Est-ce que Josh a-t-il lui aussi, un don particulier ? Et mon père en avait-il ?
Ma...Mère ?
- Je n'y comprends rien...
- C'est normal, Lou. Mais, on règlera cette histoire un peu plus tard. Pour le moment, il faut conclure cette affaire avec Carrie. Que comptes-tu faire ?
- Ce qu'elle me demande. Au moins, j'aurais la paix.
- Pas si sûr. Tu connais les Américains aussi bien que moi ! Toujours un poil de génie en ce qui concerne ce genre de marché en douce. Si c'est toi qu'elle a choisi pour apporter une vulgaire lettre à je-ne-sais-qui, juste pour te donner un renseignement, ce n'est certainement pas pour ta naïveté ou ton innocence.
Kevin a, encore une fois, raison.
- D'accord, mais que veux-tu que je fasse, alors ?
Il se prend le menton, réfléchit.
Nick ouvre soudain les yeux comme des billes.
- JE SAIS ! s'écrie-t-il. Je sais ! Nous n'avons qu'à envoyer quelqu'un d'autre qui se fera passer pour Lou !
- Ah ouai ? nargue Joe. Tu veux y envoyer Kevin avec une perruque ?
- Imbécile. Une américaine rousse et jolie, ce n'est pas difficile à trouver.
Je fais comme si je n'avais pas entendu.
- Oui, continue Joe, surtout quand on se trouve au beau milieu de la Chine.
- Ne le fais pas exprès ! Ils ont le téléphone en Chine !
- Je ne le fais pas exprès, Nick ! Mais il faudrait trouver la copie conforme de Lou ! On ne peut pas prendre de risques, avec cette Carrie ! Je te rappelle qu'elle prétend la connaître depuis qu'elle est née !
- Le maquillage fait des miracles, à Hollywood.
- On a pas le temps de demander une actrice ! Encore moins de l'envoyer se faire relooker à Hollywood ! La vie de Andy est en jeu, et peut-être même celle de Lou !
- CA SUFFIT ! je crie.
J'en ai assez de leur dispute !
- Ce n'est pas en vous criant dessus que tout va s'arranger ! Je vais appeler cette fille, accepter le contrat, l'accomplir dans les règles imposées et partir à la recherche de Andy ! Et-c'est-tout.
Ils se taisent, vexés.
- Maintenant, j'aimerai me changer. Allez-vous en.
Kevin baisse la tête, et les deux autres, furieux, sortent en vitesse.
Kevin s'attarde.
- C'est valable pour toi aussi !
- T'es vraiment pas une fille logique.
- Je suis PAS une fille !
- Je la refais : t'es vraiment pas un mec logique.
- Merci.
- Derien.
- Tu peux partir, maintenant ?
Sans un mot de plus, il sort lentement de la chambre.
Qu'il soit vexé ou déçu, je m'en fiche complètement.
J'en ai déjà plus qu'assez d'être ici ! Ca pue, c'est moisi et sombre.
Et ça ne règle pas mes problèmes !
D'un côté, je me demande si je ne m'en ficherai pas, qu'on veuille ma mort.
D'ailleurs...
Peut-être que...
Mmh.
Bonne idée.
Je la leur soumettrai au repas, ce soir...



- Dis moi que tu n'es pas sérieuse...
Joe s'attrape l'arrête du nez avec ses deux doigts, l'air lassé.
- Bien sûr que si, je riposte.
- Lou. Tu permets que je m'énerve ?
- Eh ! C'est quand même moi que ça concerne !
- C'est ta vie, mais tes amis en subiront aussi les conscéquences !!
Je me rabaisse.
Il n'a pas tort.
- Joe...C'est vraiment ce que je devrais faire. Je suis sûre que tout se passera mieux et plus facilement de cette façon.
- Il est HORS DE QUESTION que tu te rendes !
- Tu oublies mon frère !
- Il ne pourra rien faire ! Si des gens te veulent du mal, c'est pas un mec de vingt ans qui va leur barrer la route !
- Et s'il a un don ?! Pareil que moi ?
Il me fusille du regard.
- On ne peut pas se baser sur des "si".
- On ne peut pas les laisser de côté non plus !
- Ce n'est pas fiable !
- JOE ! IL FAUT QU'ON FASSE COMME CA !
Il se lève brusquement.
- ET CARRIE ? TU EN FAIS QUOI ??!
- ON S'EN FICHE, D'ELLE !! SI ELLE VEUT ME POURSUIVRE, QU'ELLE SI AMUSE ! JE ME FERAIS ATTRAPER AVANT QU'ELLE NE DEVINE OU JE SUIS PARTIE !
- ARRÊTE DE CRIER !!
- TU CRIES AUSSI FORT QUE MOI !
- Dites...
Nick, les mains plaquées sur les oreilles, parraît paniqué.
Kevin, doigts sur le front, en psychologue, nous toise avec sévérité.
- Désolée.
Joe se rassoit.
- Vous ne pouvez pas avoir une discution calme ? En diplomates ?
- On va essayer.
Joe reste silencieux.
- Ecoute, je reprends, c'est la meilleure chose à faire, en fin de compte. Ce sera plus vite fini. Je refuse de mettre la vie d'Andy en danger plus longtemps.
- Quitte à sacrifier la tienne, hein ? Tu ne manques pas d'égoïsme.
- Moi ? Egoïste ? Je fais ça pour Andy ! Pas pour moi !
- Tu fais ça pour être rassurée ! Nous, tu t'en fiches pas mal !
- Vous êtes mes amis ! Je pensais que tu comprendrais !
- Eh bien non, désolé.
Les larmes me montent aux yeux.
Non.
J'suis un homme.
J'pleure pas.
Je ravale mes larmes.
- Très bien. Dans ce cas, je crois que je n'ai plus rien à vous dire.
Je me lève, la chaise tombant derrière moi.
Je commence à tourner les talons et à partir.
Nick m'attrape le poignet.
- Et mon point de vue ? Tu t'en fous ? Joe est mon frère, mais je ne pense pas forcément la même chose.
- Et moi de même, rajoute Kevin.
Je reviens sur mes pas.
- Je vous écoute.




Paris.
Quelle ville magnifique.
Lumineuse. Belle. Grande.
- Louise. Je t'attendais.
Je me retourne.
C'est une voix de femme...


[1oo]

Au Week-End prochain !!

5o1oo15o ● 2oo? ●

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 15:04

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:06