◊●◦ Acτє Dix - Sєρτ ◦●◊

◊●◦ Acτє Dix - Sєρτ ◦●◊
Une jeune femme, petite, fine, avec un beau visage pointu de poupée encadré par de somptueuses et longues boucles brunes, aux reflets chocolats, me regarde en souriant, une lueur d'amusement dans ses yeux verts sapin.
Vêtue d'une robe noire et rouge à dentelles, des talons hauts, pleins, d'un noir verni, luisant, elle porte dans les cheveux un serre-tête du même noir brillant, décoré d'un noeud et d'une fleur de la même couleur.
Au bout de ses belles mains de fée, elle retient un petit sac pourpre, vieux et usé, et un téléphone portable d'un bleu nuit.
- Lou, répète-t-elle.
Je ne peux pas bouger. Je ne sais plus bouger.
Elle s'approche, d'une démarche grâcieuse et détachée.
Comme si elle volait sur les pavés des vieilles rues de Paris.
Kevin me prend la main.
Je la serre de toutes mes forces.
La jeune femme s'avance encore.
- Je m'appelle Alice.
Je jète un regarde à Kevin.
Sur ses lèvres, je lis : <<Elle ment.>>
Joe aqcuièce.
Kevin fronce les sourcils et croise les bras sur son torse.
Des pas résonnent derrière nous.
Je n'ose pas me retourner.
Oh, et puis si !
Je fais volte-face et...
Je me retrouve devant une demi-douzaine de personnes, toutes aussi belles les unes que les autres.
Et au milieu d'elles...
Josh.



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|P.O.V Andy_|
|-P.O.V Andy'|
| __________|

Sept jours.
Sept jours que je suis dans le noir.
Que j'ai froid.
Que je pleure.
Que je suis seul.
Je ne sais ni ce qui s'est passé, ni ce qui se passe, ni ce qui se passera.
Je n'en ai aucune idée.
Et d'un côté, je ne veux pas le savoir.
Je suis au courant de suffisamment d'horreur.
En ce moment, peut-être bien que Josh a déjà tué Lou...
Et s'il me tue après ?
J'en serais bien content.
Je ne serais plus loin d'elle !
A péter les plombs !
A écorcher mes propres mains, contre les murs froids et noirs, toujours noirs, de cette foutue pièce !
Une pièce immense.
Avec rien, à l'intérieur.
Le vide.
Le néan.
J'ai peur. Comme toujours. Même si l'envie de mourrir ne me quitte pas, j'ai peur de l'instant où je m'en irai.
Peur de la mort, oui.
Ou, en tous cas, de cette mort.
Seul.
Je sursaute.
De peur, encore.
Un bruit. Derrière le mur d'encre.
Je ne sais même pas à quoi il correspond, j'ai perdu toute notion du quoi et du comment.
Je sais à peine comment je m'appelle.
Je passe mon temps à penser à elle.
J'en ai presque oublié mon passé.
Mon histoire.
Mes yeux se plissent, par rétisence à la lumière.
Quelqu'un a ouvert la porte.
La silhouette sombre se détache, contrasté par la couleur dorée qui se reflète sur les parois du mur.
Elle est grande, fine. Disproportionnée.
- Eh, mon gars ! Bouge-toi, t'es libre.
Le mot résonne si fort dans ma tête que je n'arrive même pas à me lever.
Je finis par me calmer, et à me diriger docilement vers la sortie.
En vérité, ce n'est même pas une porte. C'est un trou dans le mur. Qui se ferme et s'ouvre de l'extérieur.
Spécialement conçu pour me faire perdre notion de l'espace.
Au début, bien sûr, j'ai essayé de trouver mes repères.
Mais quand je me suis apperçu que je ne tombais jamais au même endroit, quand je me cognais aux parois sans même les avoir vues venir...J'ai baissé les bras. Je me suis accroupi contre une paroi, et je n'ai plus bougé.
Forcé à me mutiler pour boire...et manger.
Je ne sais pas ce que je suis devenu.
Ni l'allure qu'a mon visage.
Mais, au point où j'en suis, je veux bien risquer d'avoir peur à nouveau.
Après tout, la peur a été ma seule et fidèle compagne. Durant ces interminables jours...
Mes yeux ne s'habituent pas tout de suite à la clarté du couloir qui longe ma prison.
L'homme qui m'a ouvert me regarde patiemment, attendant que je daigne faire un pas hors de là.
Enfin, je me décide et marche lentement jusqu'au milieu du couloir.
Le bleu éclatant des murs me fait tourner la tête. Je me retiens à l'homme, qui me redresse et me tends des lunettes de soleil.
- Tu les enlèveras quand ça ira mieux...Si toutefois ça ira.
Il éclate d'un grand rire glacé qui m'éclate presque les tympans.
Le silence a rendu mon ouïe plus fine. Et plus sensible.
Beaucoup plus sensible.
- Où est-ce que vous m'emenez ? réussis-je à articuler.
Il cesse brusquement de rire. Il plonge son regard d'acier dans le mien.
Rapproche son visage et siffle :
- Là où tu ne risques plus d'emmerder le Maître. Fils de riche.
Je lève un sourcil.
La solitude ne m'a certainement pas ôté ma mesquinerie...
- Et c'est Josh que vous appelez "le Maître" ?
Mes lèvres gercées s'étirent en un vulgaire sourire en coin.
Le visage de l'homme se ferme, devient plus dur que la pierre.
Il me gifle.
Les lunettes volent contre le mur et se brisent en deux.
La violente lumière du néon me brûle les yeux.
Je gémis.
Je sens la main de l'homme m'attraper le bras et me traîner hors de ce terrifiant couloir...



-___________
|P.O.V Lou_-|
|-P.O.V Lou_|
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- J...Josh ?
Je lâche la main de Kevin et me rue vers mon frère.
Il ouvre les bras et m'y accueille chaleureusement.
Les larmes me gagnent.
- Ca va aller, Lou. Je suis là.
- Oh Josh ! Il faut que...
- Non. Ce n'est pas le moment. Viens, tu dois te reposer.
Je le repousse.
- C'est hors de question. J'ai déjà bien trop dormi ! Je n'ai pas arrêté, presque ! Josh, il faut que tu m'aides, bon sang !
Il fronce les sourcils.
- Andy s'est fait enlever ! J'ai failli me faire attaquer ! Heureusement que Droopy était là, parce qu...
- Tais-toi.
Je sursaute, surprise par son ton abrupt.
- Ca ne va pas ?
- Lou, tu dois me suivre, maintenant. On doit parler, tous les deux.
- Kevin, Joe et Nick viennent aussi !
- Ce n'est pas possible, non.
Je rougis de rage.
Il me tourne le dos.
- Josh !
Il fait volte-face, lui aussi furieux.
- Ecoute, Pinocchio, j'en ai marre de tes caprices. Tu te la fermes et tu me suis, point. Joue pas les rebelles, tu l'as assez fait.
Je me mets à trembler. Je ravale mes larmes de rage.
- Espèce de CONNARD ! Tu avais tout calculé ! SALAUD ! C'EST TOI L'ENFOIRE QUI A CAPTURE ANDY, POUR ME FAIRE FUIR DE CHEZ LES CAMDEN ! TOI QUI A ENVOYE DES GENS POUR ME FAIRE PEUR ! PARCE QUE TU SAVAIS QUE J'AVAIS CE DON !! ET TU VOULAIS M'ETUDIER, HEIN ? TU VOULAIS FAIRE DE MOI TON COBAYE !! TRAIITRE !! ET JE PARIE AUSSI QUE C'EST TOI QUI A ECRIT CETTE FOUTUE LETTRE EN TE FAISANT PASSER POUR CETTE CONNASSE DE CARRIE ! EXPRES POUR M'ATTIRER A PARIS, PARCE QUE TU SAVAIS QUE KEVIN, JOE ET NICK NE M'Y AURAIENT JAMAIS EMMENEE !! T'ES QU'UN SALAUUUD ! JE TE DETESTE !
Le silence est de glace.
La tête penchée, je le vois sourire, sous ses cheveux bruns.
Il relève les yeux, toujours souriant, et murmure.
- Eh bien. Ce n'est qu'à la fin de toute ma machination que tu comprends enfin. Tu es décevante. Très décevante. Mais tu as faux sur un point, tout de même. Carrie...
Une femme, du même âge que Josh, les cheveux d'un caramel foncé, s'avance à ses côtés.
Ses yeux noirs et ingrats pétillent de malice et d'insolence.
Elle me lance un faux sourire et s'écrie :
- C'est moi, Carrie ! C'est moi qui ai écrit cette lettre ! Et tu sais pourquoi ?
Je reste de marbre.
- Parce que je travaille encore pour Josh ! Je ne t'ai pas trop menti en fin de compte...
- Et si j'avais accepté le marché ?
Elle rit.
- Du pareil au même ! Tu n'aurais même pas eu le temps de comprendre ce qui te serait arrivé ! Mais nous savions que tu n'accepterai pas. Josh et moi te connaissons trop bien. C'est pourquoi nous avons exécuté le Plan B. Et tu es tombée dans le piège...Dommage !
- OU EST ANDY ??! BANDE DE MONSTRES !!
Ils se regardent. Et ne répondent rien.
Je me tourne vers Alice.
- Et toi, espèce de pimbêche, dis-moi où il est, au lieu de glousser !!
Son sourire s'efface et ses yeux s'arrondissent.
Elle jète un coup d'oeil à Josh.
Se redresse.
S'avance vers moi.
Je tourne la tête vers mon fère.
Il parraît furieux.
Pire.
Enragé.
Ses traits se tendent. Sa poitrine se gonfle...
- ALICE ! tonne-t-il.
Mais la jeune femme ne l'écoute pas.
Elle court vers moi, et me plaque au sol.
Un coup de feu retenti.
Kevin s'écroule.
Je crie.
Mais les pas couvrent ma voix.
La main d'Alice me cache les yeux.
- C'est fini, Lou.
Je sens une fine douleur me lancer le bras.
Je pers le contrôle de mes membres.
La lourdeur de l'inconscience me gagne à nouveau.
Puis, plus rien.


[1oo]

Au Week-End prochain !!

5o1oo15o ● 2oo? ●

# Posté le samedi 11 octobre 2008 09:17

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:06

◊●◦ Acτє Dix - Hυiτ ◦●◊

◊●◦ Acτє Dix - Hυiτ ◦●◊

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|P.O.V Kevin_|
|-P.O.V Kevin'|
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J'ouvre les yeux. Au plafond s'étendent de larges poutres en chêne massif, verni et foncé. Une boucle brune me tombe sur le visage et me chatouille le nez. Je la dégage d'un geste de la main.
Mon anneau de chasteté a disparu.
Je me redresse. Je remarque que le lit est tout juste défait, à côté de moi.
Quelqu'un a dormi près de moi. La place est encore chaude.
Ma main s'attarde sur les draps de soie. C'est doux.
J'observe la pièce. Sur les deux côtés du lit se dressent de belles tables de chevet, en bois foncé, munies de deux tirois avec des poignées en or sculpté. Dessus, une lampe ocre et un vieux livre de l'autre côté du lit. De l'aurer, un vieux réveil et un journal.
J'attrape celui-ci? Je n'y vois rien, comme si le papier avait été plongé dans l'eau pour en ressortir délavé.
Je le repose et tourne la tête vers la fenêtre. C'est une longue ouverture arrondie au sommet, divisée en une douzaine de carreaux opaques et lustrés. Encadrée par de lourds rideaux aux allures de velours, rouges et beiges, la fenêtre dégage la faible lueur du soleil encore timide, par de fins rayons de lumière dans lesquels dansent des particules de poussière.
La moquette, telle un pelage d'ourson, est d'un pourpre dansant, profond, empli de belles lueurs dégradées.
J'y pose les pieds. C'est agréable.
Mes orteils touchent une paire de chaussons. Je les enfile.
Je me hisse sur mes jambes. Je suis nu. Etonné de découvrir cette étrange chambre, je ne m'en était même pas apperçu.
Je m'enroule dans les draps, par pudeur, et srute le fond de la pièce. Une grande bibliothèque, une mapemonde, une belle commode sculptée. Un portemanteau aussi. Quelques plantes. Un panier à linge.
Des photos.
Mais, de près comme de loin, c'est comme le journal. D'un flou indescriptible.
Je me détourne et ouvre la fenêtre. Un blanc éclatant m'éblouit.
Je mets quelques secondes à m'habituer à la clarté.
Une fois chose faite, rien ne change. Le blanc.
Rien d'autre.
Pas de jardin, pas de rue.
Pas de vue sur la mer, ou la montagne.
Pas de voisins.
Pas de désert, ou de forêt étendus.
Rien.
On frappe à la porte.
Je sursaute.
- Kevin ?
Une voix de femme. Je veux répondre, mais je n'y arrive pas. J'essaye encore.
En vain.
Je cours vers la porte.
- Kevin ?
La même voix féminine. Inconnue.
Je sursaute encore. Des rires et des cris d'enfants. Ca vieent de la fenêtre.
Demi-tour, je reviens m'y pencher. Toujours le blanc illuminé, éclatant, ensoleillé.
La panique m'envahit.
Où suis-je ?
Quel est cet endroit ?
Pourquoi je ne peux pas en voir l'extérieur ?
Je me rue à nouveau sur la porte.
- Kevin ?
Ah mais qu'elle se taise ! On dirait une voix enregistrée qui répète toujours la même chose, sur le même ton !
Je m'énerve sur la poignée. Je tire, tourne, frappe, pousse.
Rien n'y fait.
La porte reste immobile.
Comment sortir d'ici ?
Les larmes de rage et d'impuissance me montent aux yeux, puis roulent sur mes joues.
Qu'est-ce que je fais ici, nom d'un chien ?
Pourquoi suis-je attéri dans cette chambre ? Que je ne connais même pas ?
- Kevin ?
Je m'assois sur le lit et me prends le visage dans les mains.
- Kevin !
Je relève brusquement la tête.
Le ton de la voix a changé.
Je me lève.
M'approche lentement de la porte.
Je baisse les yeux.
Un fin trait de lumière passe au travers de la serrure vide.
Impossible de regarder au travers, ça me brûlerait les pupilles.
Je prends fermement la poignée et tire de toutes mes forces.
La porte cède.
Le même blanc, galactique, paradisiaque et éblouissant de la fenêtre m'attaque les yeux.
Je crie.
Je crie ! Enfin ! Comme si ma voix était revenue au galop, comme si la boule qui obstruait ma gorge s'était dilluée d'un seul coup.
Soudain, plus rien.
La chambre, la fenêtre, le journal, les enfants, la femme...Tout a disparu.
C'est un noir clair qui me voile les yeux.
Mes paupières sont trop lourdes, mais laissent passer un peu le jour.
Je me concentre.
Je reviens. Je le sens.
J'ouvre les yeux. Difficilement.
- Kevin ?
Une silhouette floue se penche vers moi.
C'est Lou.
- Ca va...?
- Oui, je...Je crois.
Tout devient plus net.
Elle semble paniquée. Non, elle est paniquée. Encore une fois, les pupilles d'un noir d'encre, les veines apparentes sur sa peau anormalement pâle...
- Kevin...
- Calme-toi Lou, j'ai...J'ai fais un mauvais rêve.
Ca reste la seule explication possible.
Cette chambre était un rêve duquel je voulais m'enfuir, mais je ne pouvais pas.
Je n'étais pas prêt.
- Tu as hurlé.
Elle me prend la main.
- C'était angoissant, je réponds.
Ca sent la clinique. Les médicaments, le rhume, le bébé, le vieux. Je suppose que nous sommes dans un hôpital. Et d'après mes souvenirs, un hôpital parisien.
Ma mémoire s'est effacée à partir du moment où...
Je fronce les sourcils.
A partir du moment où Josh a avoué nous avoir roulé...
- Lou, il s'est passé quoi, exactement ?
Elle baisse les yeux. Prend un longue inspiration. Soupire.
- Josh nous a manipulé. Il a dit que...
- Oui, ça je m'en souviens, je la coupe. Mais ensuite. Juste après.
- Eh bien, je n'ai pas très bien compris. Alice s'est approchée de moi, je pensais qu'elle me voulait du mal. Mais Josh parraissait furieux. Et Alice m'a plaquée soudainement au sol. Carrie avait dégainé son revolver et elle voulait me tirer dessus. Mais, après le geste d'Alice, la balle a fusé jusque dans ton ventre. Tu t'es écroulé. Puis tout le monde s'est affolé, enfin je crois, je n'avais pas les idées très claires. Josh a simplement laissé un bout de papier, avec un horaire, une date et un lieu. Alice est restée avec nous. Je me suis évanouie un instant. Puis nous t'avons amené ici, à l'hôpital. Tu as été opéré d'urgence. Et tu est tombé dans une sorte d'état second. Et c'est tout.
J'encaisse tout ce qu'elle me dit.
Mot par mot.
- Ca fait combien de temps, tout ça ?
- Très peu. Juste à peine plus de six heures.
- Où sont mes frères ?
- A la cafétéria, avec Alice. Ils sont bouleversés et fatigués. Ils sont resté avec toi tout le temps. Mais ça fait une demi-heure qu'ils avaient besoin d'un remontant. Mais je pense que...
Elle consulte sa montre.
- Oui, poursuit-elle, ils ne devraient pas tarder à revenir ^^.
On frappe à la porte.
- Tu vois ? Qu'est-ce que je te disais ?
Elle sourit.
Elle se précipite à la porte et ouvre.
Joe entre dans la pièce.
- Alors, comment va-t...
En me voyant, assis dans mon lit, éveillé, il ouvre de grand yeux comme des soucoupes...
Et tombe dans les pommes.
Lou se tourne vers moi avec un regard d'excuse :
- Trop plein d'émotions...



[1oo]

Au Week-End prochain !!

5o1oo ● 15o? ● 2oo? ●

# Posté le samedi 18 octobre 2008 06:41

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:06

◊●◦ Acτє Dix - Nєυf ◦●◊

◊●◦ Acτє Dix - Nєυf ◦●◊

C'est les vacances !!
Eh oui, enfin du repos...

Mais pour ma fic, ça ne change rien =) ! Je travaille toujours pour vous =3 !!

D'ailleurs, j'ai des précisions à vous faire sur ce chapitre en particulier.
Il sera plutôt long (encore plus que les autres), il y aura de l'action (BEAUCOUP d'action =p), des larmes pour les sensibles, et, comme toujours, de l'humour ^^ !
Mais je dois vous dire aussi que ce sera l'avant dernier acte de ma fiction...
Eh oui, le vingtième acte sera le dernier (j'avais prévu, à l'origine, de la finir à douze x'D).

Je vous remetrai les liens de mes autres fictions, si vous voulez me suivre ailleurs !
Et, qui sait, je recommencerai peut-être une autre fiction (ou plusieurs) sur ce même blog !
A vous de me le dire =) !!


Autre chose : JE N'AI PRESQUE PLUS DE COMMENTAIRES OO' !! Je comprends tout à fait qu'un manque d'inspiration en soit la cause, mais SNIIIIF !! J'ai eu du mal à trouver 1oo commentaires pour le chapitre dix-huit !!
Déchaînez-vous MDR !!

Bonne lecture !




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|P.O.V Andy_|
|-P.O.V Andy'|
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- Lève-toi.
J'obéis.
Mes genoux tremblent. Je sens le sang dégouliner de mes temps jusqu'à mes lèvres.
Josh me gifle.
A nouveau.
Je m'écroule encore.
- LEVE-TOI !
Je le regarde.
Je le supplie des yeux. De me laisser tranquille.
De me laisser partir.
Retrouver Lou.
Mes parents.
Manifestement, il n'est pas de cet avis.
Il m'attrape par le col et me plaque contre le mur.
- Tu ne t'en sortiras pas vivant d'ici, tu m'entends, Andy ?
Je ne relève pas.
- Tu dois vraiment te demander ce qu'un pauvre garçon comme toi a bien pu faire pour mériter un tel sort...
Je crache.
- En...effet...
J'ai du mal à parler.
Ma gorge me brûle.
La soif. La faim.
La fatigue et la peur.
- Eh bien c'est tout simplement personnel. Je ne t'aime pas. C'est tout. C'est sûr que par rapport à ma soeur, ce n'est pas gentil...Peu m'importe, en vérité. Tout ce que nous avons en commun, c'est le sang. Je ne reste avec elle rien que pour son don. Tu dois savoir de quoi il s'agit, n'est-ce pas ?
Je fais la moue. Je ne réponds pas.
- Allez Andy, un peu de courage ! Toi aussi, tu as découvert de quoi elle était capable ! Tu es intelligent, et si observateur...
- J'ai...surtout vu...que c'était toi...le problème. Et...le danger...
- Moi ? Un danger ? Bien sûr que non. Je ne suis pas un vilan méchant pas beau, tu sais =). Je suis juste profiteur de ce qu'on m'offre. Et les pouvoirs de Lou m'ont été offerts. Je dois m'en servir.
- Pour...des fins dignes de prince charmant, je suppose ?
- Tu cherches à m'énerver ?
- Tu...es incapable de reconnaître ce que tu es...
- Vrai. Tu as raison, pour tout dire. Je SUIS le méchant de l'histoire. Mais c'est comme tout, tout dépend comment on l'interprête. Vois-tu, j'utiliserai les pouvoirs de Lou de façon très honnête et équilibrée, afin d'améliorer le progrès du monde entier. Je deviendrai riche et célèbre, glorieux. Qu'y a-t-il de si désagréable à cela ?
- Si le don a été donné...à Lou, c'est pour une bonne raison. C'est pour...qu'elle en profite...elle-même. Ce n'est pas...pour toi. Il est à elle. Tu n'as pas le droit...de le lui enlever sans qu'elle soit d'accord...
- Ne t'en fais pas, Andy. Elle sera tout à fait consentante.
- Monstre...
- Ah oui ?
C'est le moment ou jamais. Je l'ai fait parlé, le temps de repérer quelque chose, une issue...
Et j'ai trouvé.
Sur le mur, à deux pas de moi, se trouve une alarme sous verre, et au dessus de celle-ci, un petit marteau brise-glace.
- OUI !
Rassemblant tout mon courage, ma force et ma rage, je plonge en direction de l'outil.
Je sens une main attraper ma cheville.
L'ignorant, je me propulse à nouveau sur le mur, et d'un geste furtif, je prends le marteau.
Je me retourne.
- Tu as cru m'échapper si facilement ?
Ses yeux sont assombris par la haine.
Toutes dents dehors, il tient un revolver plaqué sur ma tempe.
Mon coeur rate un battement.
Non.
Je ne mourrai pas de cette façon.
C'est...
- HORS DE QUESTION !!
Je me dégage de l'emprise du canon, m'avance vers lui et lui assène un coup de marteau entre les deux yeux (ou à peu près).
Il hurle. Puis s'étouffe.
Du sang me gicle sur les yeux.
Je frappe encore. Où, je n'en sais trop rien.
Je frappe, c'est tout.
Il me lâche la cheville. Recule.
Je plonge sur lui. Frappe encore.
Il suffoque, tousse.
Puis, plus rien.
Il ne bouge plus.
Ne respire plus.
Du sang le baigne de partout.
Je me relève péniblement.
Mes mains sont tâchées.
Je lâche mon arme et me mets à courir.
Je cherche une sortie, j'ouvre toutes les portes.
Aucune ne donnent sur le monde extérieur.
Au dépourvu, je me lance à la recherche d'une fenêtre.
Dieu soit loué ! En voici une !
Elle est verrouillée. Mais au point où j'en suis, ce n'est pas important. Je me jette dessus.
J'attéris au milieu de débris de verre.
Une rue. Sombre.
Sale.
Je me relève, vérifie que je ne suis pas trop blessé.
Rien de grave.
Mes bras et mes jambes sont un peu écorchées. Mais mon buste et mon visage ont été protégés.
Je me relance dans une course folle, le long de la rue.
Au bout, je débouche sur de grandes allées.
Les Champs Elysées...



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|P.O.V Lou_-|
|-P.O.V Lou_|
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- Alice...
Elle se retourne vers moi, ses longues boucles brunes virevoltant autour de son beau visage de poupée.
- Oui ?
- Il serai peut-être temps que tu nous expliques. Tu ne crois pas ?
Joe éteint sa cigarette, souffle lentement sa fumée, tout en observant la jeune femme.
Kevin, qui refaisait son bandage, cesse et lève la tête vers nous.
Nick s'assoit dans le fauteuil du salon.
Nous sommes chez Alice, une petite maison du centre-ville parisien.
C'est une jolie bâtisse, précédée d'un modeste jardin fleuri, avec vue sur le pont, face, au loin, à la tour Eiffel.
- Que je vous explique...
- Oui. Pourquoi tu travaillais pour Josh, et surtout, pourquoi tu l'as trahi.
Elle se mord les lèvres.
- Je n'ai jamais travaillé pour Josh, en réalité. Nous sommes...rivaux.
- Mais qu'est-ce que tu faisais alors ? Et puis, lorsque que je me suis disputée avec lui, tu SOURIAIS ! Tu souriais, Alice !
- Je sais ! C'est à chaque fois pareil ! Ton frère n'est pas assez méticuleux ! J'allais encore gagner la partie ! Et j'ai cessé de sourire quand il a manqué de te tuer.
- Il a plutôt faillit tuer Kevin...
- C'était une erreur de cible. Mais peu importe maintenant, puisque tout le monde va bien.
- Moui. Continue.
- Ton frère a un désir incomparable du pouvoir. Il ne souhaite que ça. Il n'a d'a'illeurs pas hésité à tout faire pour être l'homme de la maison. Avoir ce privilège et ce pouvoir.
- Ne me dis pas que...
- Non, Lou. Ce n'est pas lui qui a tué ton père. C'est un malentendu. Tout ce qu'il voulait, c'était l'éloigner de vous. Avant qu'il découvre ton petit don.
- Mais qu'est-ce qui s'est passé alors ?
- Il n'a pas fait confiance aux bonnes personnes. Et ça s'est mal terminé.
- Mais comment tu sais tout ça, toi ?
Elle baisse les yeux.
- Les secrêts de famille ne restent pas toujours des secrêts, Lou.
- Quoi ?
Je ne comprends plus rien. Tout s'embrouille.
Je me renfrogne.
J'en ai assez de tout ça.
Je veux retrouver Andy.
Point.
Et vivre NORMALEMENT nom d'un chien !
- Ne te fâche pas. Toute ta famille n'a pas disparu. Josh m'a éloignée de toi. Mais, je suis suffisamment dégourdie pour avoir su te garder à l'oeil ^^ !
- On dirait Carrie...
- Oui, c'est ma soeur.
- Hein ?
- Tu as bien entendu ! Moi et Carrie, nous sommes soeurs ! Ce qui m'a arrangé les choses. Pas pour Josh. Ca devenait compliqué pour lui, de te garder exclusivement pour lui tout en travaillant avec Carrie. Elle me donnait toutes les informations te concernant, et que je voulais.
- Elle trahissait Josh ?
- Elle n'en était pas consciente.
- Je suis désolée, mais je ne pige plus rien. Tout s'embrouille, j'en ai assez...
- Je vais te faire un court résumé. Carrie entretient des relations très spéciales avec Josh. Il se sert d'elle pour mettre ton don à ses profits. Elle lui est très utile, mais le problème, c'est que moi, je suis là.
- Mais quel rapport as-tu avec moi ?
- J'étais très proche de ta mère, Lou.
- Tu m'expliqueras plus tard. Continue.
- Josh ne supportait pas l'idée que je lui vole toutes tes informations. Il a tout essayé pour m'éloigner, mais il n'y est pas parvenu. Son plan a échoué, le mien a réussi. Je peux à présent te protéger. Et lui ne peut plus rien contre toi.
- Et Carrie ?
- Elle doit être morte, à l'heure qu'il est.
- ET ANDY !!
- Je n'en ai aucune idée, Lou...
- Bon. Il faut que je me calme, hein ? Mais dis-moi, pourquoi tu étais proche de ma mère ?
- Elle ma élevée. Tu n'étais pas encore née. Et en te mettant au monde, elle y a laissé la vie. J'ai dû m'enfuir à ce momen-là. Josh veillait déjà à ce qu'aucune femme ne puisse te donner d'éducation. D'où ton caractère si masculin.
- Et où était Carrie, à ce moment-là ?
- Je l'ignore. Et je ne le saurais jamais. Mais peu m'importe. Je l'ai rejoint, dès que j'ai dû m'enfuir de chez toi. Je ne t'ai vue que quelques jours, mais j'avais déjà compris ce que Josh voulait faire de toi. Tu es née sous ton don, Lou. Tu étais déjà spéciale. Et, connaissant Josh et sa soif du pouvoir, j'avais nettement deviné ses intentions. T'avoir pour lui, et lui seul.
- Et les Camden ?
- Il ne peut déjouer toutes les lois...Il a été obligé de vous placer en famille d'accueil. Tu serais devenue ingérable. Et, à partir d'ici les choses se sont compliquées. Je l'ai fait rencontrer Carrie. Aveugle, il l'a engagée. Mais quand il a compris que je me cachais derrière tout ça, il a su que c'était un peu trop tard. Il a redressé le tir comme il a pu, mais ton frère reste ton frère. Il n'est pas assez méticuleux. Il laisse toujours UN détail au hasard...
- C'est trop compliqué pour moi...
- C'est compliqué pour tout le monde. Il faut juste que tu comprennes que ta vie n'a été qu'une machination. Ton frère te considère comme l'ingrédient suprême indispensable à sa potion du pouvoir ultime !
Elle rit.
Joe, Nick et Kevin ne pipent mot.
- Et lui, où est-il ?
- Deux hypothèses. Soit il est encore plus enragé, et il prépare à nouveau un autre plan pour te récupérer, soit il est mort.
- Je ne pourrais jamais entretenir une relation normale avec mon frère...
- Non.
Son visage est soudain dénué de tout sentiment.
Mon coeur se serre.
- Ca veut dire que je me retrouve bel et bien toute seule.
- Tu es orpheline, mais ça ne veut pas dire que tu es seule. Regarde, rien que dans cette pièce, tu as quatre amis sur qui tu peux compter.
- J'aimerai retourner chez les Camden.
- Bien sûr. C'est une bonne idée.
- Mais avant, je dois retrouver Andy.
- Il est à Paris. C'est certain.
- Super...
- Quoi ?
- Autant chercher une aiguille dans une botte de foin !
- Pas forcément. Je peux connaître le quartier général de Josh. S'il n'y est pas, tu peux être sûre que nous n'auront aucune difficulté à le contacter. Et à le retrouver.



Tout va si vite.
Depuis notre discution de la veille, on court partout.
Alice est sans cesse pendue au téléphone, et les trois frères sont tellement bouleversés qu'ils en sont devenus muets.
- Eh ! Qu'est-ce qui vous arrive ? Vous n'avez pas ouvert le bec depuis hier !
Joe me regarde. Intensément.
- Tu sais Lou, je pensais que les Jonas Brothers vivaient déjà quelque chose d'extraordinaire en étant célèbres grâce au Rock. Mais alors là...Tu nous as embarqués dans une histoire à dormir debout ! Tout d'abord, ton petit ami se fait enlever par ton frère obsédé du pouvoir, à l'autre bout de la planète ! Ensuite, on apprend qu'il se sert de la soeur d'une fille que ta mère décédée a élevée avant ta naissance pour te retrouver et utiliser le don que tu as reçu ! Puis, cette fille apparaît comme par magie pour venir nous protéger de Josh, et nous expliquer tout le tralala (bien qu'on ait absolument rien compris) ! Et pour finir, on ne sait toujours pas OU est Andy, notre objectif de départ ! Mais des choses, on en a appris, c'est clair !
- J'suis désolée de vous avoir embarqués la-dedans, mais je n'en savais pas plus que vous !
- Je sais. Mais il me tarde quand même que tout soit terminé.
- Bientôt. Je te le promets.

Après deux jours de recherche, on arrive enfin à localiser le QG de Josh.
- C'est ici.
Cinq heures du matin. Sur les Champs-Elysées. Face à une rue sombre, sale.
- Ici ?
Alice s'avance lentement dans la rue, moi et les frangins sur les talons.
Ses pas se mettent à crisser.
Elle sort une lampe de poche et éclaire au sol.
Des débris de verre. Du sang.
Elle éclaire plus haut.
Une fenêtre est brisée.
- Alice, tu crois que...
- Il n'y a qu'un moyen de le savoir.
Elle s'engouffre par l'ouverture escarpée.
Je la suis tant bien que mal, ainsi que Joe, Kevin et Nick.
On débouche sur un long couloir uniforme, des lampes en néons éteintes au plafond. Des traces de pas sanglants recouvrent le sol, s'enfuyant au bord de la fenêtre.
Personne ne parle. Alice avance prudemment, la lampe pointée vers le fond du couloir.
Je retiens un cri.
Joe me prends par l'épaule et me souffle un "chut" rassurant.
Une silhouette est étendue au sol, inanimée, tout au bout de cette longue allée sobre.
Alice accélère le pas. Je cours derrière elle.
Elle éclaire le visage du mort.
Mon sang ne fait qu'un tour.
Je n'ai pas le temps de réagir, que Kevin me cache les yeux, me porte, et m'emène, en compagnie des autres, à l'air libre.


- Mon frère est mort, mon frère est mort, mon frère est mort...
- Lou...
- Mon frère est mort, mon...
- LOU !
Je cesse.
J'essuie les larmes qui griffent mes joues.
Alice me regarde avec des yeux durs.
- C'était soit lui, soit Andy.
Je sanglote.
- Andy est probablement en vie. Nous allons le trouver.
- Non...C'est moi...Qui vous ai trouvés...
J'ouvre de grands yeux.
Je me retourne, par réflexe.
Il est là.
Il me sourit.
Il est blessé, mais peu importe.
Il est vivant.
- ANDY !
Il fait un pas vers moi.
Je cours me blottir dans ses bras.
- C'est bon, c'est fini.
J'entends Nick éclater d'un rire nerveux.
Kevin s'assoit.
Joe reste en mode bug.
- Mais oui, mais oui, bien sûr, je vais me réveiller, c'est évident. Après tout, ça ne peut être qu'un rêve. C'est pas possible qu'il m'arrive un truc pareil...
Il continue de parler tout seul, sous le rire scintillant d'Alice, du mien, et d'Andy.
- Bah quoi ?




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# Posté le dimanche 26 octobre 2008 07:16

Modifié le dimanche 19 avril 2009 17:06